Dussopt: « il faut moderniser, assouplir la fonction publique »

PARIS, 2 février 2018 (AFP) – « Il faut moderniser, assouplir » la fonction publique pour la « rendre plus agile, plus armée », a plaidé vendredi Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, au lendemain de l’annonce de réformes, dont un plan inédit de départs volontaires pour les fonctionnaires.

« Nous assumons et nous considérons que c’est même un préalable essentiel » pour « transformer le pays (…) Il faut moderniser, assouplir, rendre nos administrations » d’Etat, territoriale, hospitalière, « plus véloces, plus agiles et plus armées », a insisté M. Dussopt sur RTL.

« L’objectif premier » est de pouvoir « recruter plus librement » en « banalisant le recours aux contractuels » pour « tous les postes qui n’ont pas de spécificité publique particulière », a-t-il ajouté.

« Nous voulons donner à celles et ceux qui recrutent la possibilité de recruter plus librement, et lorsqu’ils ont besoin d’une compétence particulière », comme en informatique, « de recruter en contrat », « temporairement », a-t-il expliqué.

Le gouvernement va « discuter » avec les syndicats et les « employeurs territoriaux et hospitaliers », « laisser le temps au dialogue », « laisser la place à la concertation » et « la négociation va durer un an », a-t-il souligné.

Interrogé sur la possibilité de plans de départs volontaires dans la fonction publique, évoquée la veille par le ministre Gérald Darmanin, M. Dussopt a assuré que l’objectif n’était « pas de généraliser » les départs volontaires, mais de permettre, « lorsque l’on restructure », aux agents de pouvoir « changer de vie » et de « quitter la fonction publique pour aller vers d’autres horizons ».

Ce ne seront « pas des plans massifs », a-t-il assuré.

Il faut « s’interroger » sur « les fonctions qui n’ont plus lieu d’être ». « Là où il y aura des restructurations », des « rapprochements », « là où la numérisation, l’évolution des métiers, des technologies nous amènent à constater qu’il y aurait des sureffectifs », « plutôt que de gérer uniquement des reclassements », il s’agira de « proposer » aux « agents concernés cette formule du départ volontaire », a indiqué M. Dussopt, disant vouloir « favoriser les mobilités », « les allers-retours » entre le secteur privé et la fonction publique.

L' »objectif » est que les partants auront droit au chômage, « tout est sur la table » des négociations », a-t-il dit.

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