EDF: plus de la moitié des cadres ont opté pour l’instant pour le forfait-jour

PARIS, 11 mai 2016 (AFP) – Plus de la moitié des cadres d’EDF éligibles au forfait-jour ont opté pour ce dispositif depuis la signature d’un accord sur l’organisation du temps de travail, en février, prévoyant son instauration, a-t-on appris mercredi auprès de l’entreprise.

Quelque 17.500 cadres, sur les 28.000 éligibles, ont signé une convention individuelle de forfait-jour depuis l’entrée en vigueur de l’accord le 4 mars, selon les derniers chiffres d’EDF.

Cet accord catégoriel avait été signé le 22 février par la CFE-CGC et la CFDT, qui totalisent à elles deux près de 70% des voix dans le collège cadres. La CGT et FO ne l’avaient pas paraphé, mettant en cause une « dégradation des conditions de travail » des cadres.

Le forfait-jour est un régime dérogatoire aux 35 heures qui permet de rémunérer des salariés en fonction du nombre de jours travaillés par an et non d’horaires hebdomadaires.

Près de 99% des cadres ayant basculé au forfait-jour l’ont fait de façon irréversible et la même proportion de conventions signées concernent le forfait de 209 jours travaillés, a-t-on précisé chez EDF.

L’accord prévoit la possibilité de s’engager de façon réversible ou irréversible pour un forfait de référence de 209 jours, soit « 7 à 16 jours de plus » qu’actuellement, un forfait « cohérent avec les pratiques des autres grandes entreprises françaises », avait indiqué la direction d’EDF en février. Des forfaits réduits (jusqu’à 167 jours), avec une rémunération au prorata, existent aussi.

En contrepartie de cette augmentation du temps de travail, les cadres volontaires bénéficient d’une prime d’autonomie pouvant aller jusqu’à 6,5% de leur salaire (une part fixe de 4% et une part variable jusqu’à 2,5%). L’accord prévoit aussi une augmentation de salaire de 4,5% en moyenne pour ceux ayant basculé de façon irréversible au forfait-jour dans les six premiers mois de la mise en oeuvre de l’accord, donc jusqu’à début septembre.

Un premier accord instaurant le forfait-jour avait dû être retiré en septembre dernier par la direction face à l’opposition quasi-unanime des syndicats et de leurs adhérents. Il s’agissait alors d’un avenant à l’accord d’entreprise du 25 janvier 1999 qui se serait imposé à tous, à la différence de l’accord conclu en février.

Pour les salariés ayant c