Effectifs en hausse dans l’industrie textile française après 40 ans de déclin

CLICHY, 20 juin 2018 (AFP) – Les effectifs de l’industrie textile française ont augmenté pour la première fois en 2017 depuis 40 ans, a annoncé mercredi l’Union des industries textiles (UIT), et les recrutements restent un enjeu majeur.

« C’est une très bonne nouvelle. Cela fait 40 ans qu’on avait pas connu des chiffres d’effectifs en augmentation, on était à chaque fois en décroissance très forte », a déclaré à l’AFP, le président de l’UIT, Yves Dubief.

En 2017, les effectifs de l’industrie textile en France ont atteint 60.351 salariés, selon les chiffres présentés par l’UIT lors de son assemblée générale.

« C’est un peu plus de 2.000 salariés » supplémentaires, a dit M. Dubief.

Les trois premières régions textiles sont l’Auvergne-Rhône-Alpes (17.460), les Hauts-de-France (11.700) et le Grand-Est (10.877).

« Les textiles techniques tirent l’ensemble de notre filière et ne sont pas loin d’en faire la moitié aujourd’hui », avec des applications dans l’aéronautique, la santé, le sport, les transports, a-t-il expliqué.

Et d’autre part « la croissance économique a été favorable en 2017 », a-t-il observé.

« Le secteur recrute, le secteur attire, même si peut-être il n’attire pas suffisament », a relevé M. Dubief. « On doit encore travailler sur l’image, anticiper les départs, voir que le monde se digitalise, qu’il faut attirer des talents et accompagner ces nouvelles recrues dans les entreprises », a-t-il poursuivi.

En 2017, la consommation de mode et textile s’est inscrite en hausse de 0,6%, après 9 années consécutives de baisse depuis 2008, selon l’UIC.

La production textile française a crû de 1,4% en 2017, avec des progressions dans tous les secteurs d’activité.

Les premiers chiffres du début de cette année montrent « un certain tassement », a toutefois indiqué M. Dubief.

Le chiffre d’affaires total s’est élevé à 13,4 milliards d’euros en 2017, en légère hausse sur 2016. Les exportations ont légèrement augmenté à 8,9 milliards d’euros, de même que les importations à 16,5 milliards d’euros.

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