Elections aux CA de la SNCF: la CGT remporte la moitié des sièges

 PARIS, 25 novembre 2015 (AFP) – La CGT-Cheminots a remporté la moitié des sièges des représentants salariés aux conseils d’administration (CA) de SNCF Mobilités et SNCF Réseau, les deux nouvelles branches du groupe public ferroviaire, selon les résultats obtenus mercredi de source syndicale.

Ces résultats sont difficilement comparables avec les précédents scrutins car le périmètre et la structure du groupe ont évolué en 2015 avec la réunion de la SNCF et Réseau ferré de France (RFF).

Au CA de l’ancienne SNCF, la CGT-Cheminots disposait déjà de la moitié des sièges salariés mais elle n’était pas représentée à RFF, où seules la CFDT et l’Unsa comptaient des représentants au CA.

Conséquence de la réforme ferroviaire, le groupe est depuis le 1er janvier composé de trois établissements publics: SNCF Mobilités (90.000 salariés), SNCF Réseau (51.000 dont 1.500 de l’ex-RFF) et un établissement de tête (9.000).

Suite à ces premières élections, la CGT totalise 34,17% des voix (hors filiale) à l’élection du CA SNCF Mobilités, ce qui lui permet de décrocher 3 des 6 sièges réservés aux représentants des salariés (parmi 18 membres). L’Unsa (21,46%), SUD (19,66%) et la CFDT (14,76%) disposent chacun d’un siège.

Côté SNCF réseau, la CGT, arrivée en tête avec 38,36% des voix, rafle 4 des 8 sièges salariés (sur 24), l’Unsa (24,91%) en obtient 2, SUD-Rail (15,69%) et la CFDT (13,56%) en ont 1 chacun.

Un premier conseil de surveillance (CS), de 24 membres dont 8 salariés, a également été élu pour cinq ans à l’échelle cette fois du groupe et ses filiales, soit environ 250.000 salariés. La CGT y remporte 3 sièges, l’Unsa 2, tandis que SUD, la CFDT et une alliance FO-CFE-CGC en décrochent 1 chacun.

Les représentants du personnel aux CA et CS sont chargés de défendre les intérêts des salariés dans ces instances de décision.

Le scrutin s’était tenu jeudi dernier, en même temps que celui des représentants du personnel dans les comités d’établissement, qui détermine lui la représentativité des organisations syndicales. Les syndicats contestataires (CGT et SUD) sont restés majoritaires malgré la progression des syndicats réformistes (Unsa-CFDT). La CGT a largement conservé sa première place (34,33%) devant l’Unsa (23,86%), SUD (16,83%) et la CFDT (15,15%)