Emploi: la CFDT fait ses propositions

PARIS, 3 juin 2020 (AFP) – A la veille d’une réunion avec les partenaires sociaux à l’Elysée, la CFDT a publié mercredi ses propositions sur l’emploi alors que le syndicat regrette depuis plusieurs semaines que le gouvernement ne se mobilise pas assez sur l’emploi compte tenu de la crise à venir.

Le syndicat appelle ainsi à « une grande mobilisation pour +travailler tous et travailler mieux+ ». « Ces mesures ne peuvent être le résultat d’une réflexion d’un petit groupe d’initiés », explique-t-il, plaidant pour que « tous les acteurs et actrices de la société civile » y participent.

Parmi les pistes: la CFDT revendique « un cadre de l’activité partielle longue durée rénové, conditionné à un accord d’entreprise majoritaire » et « à un engagement de maintien des emplois ».

L’Assemblée nationale a adopté mercredi, dans le cadre du projet de loi d’urgence « lié à la crise sanitaire », un dispositif spécifique d’activité partielle dénommé « activité réduite pour le maintien en emploi » qui doit permettre, sous réserve de négociations d’entreprise ou de branche, « une réduction du temps de travail » compensée « en partie » par l’Etat.

La CFDT est aussi favorable au développement de « l’emploi partagé » via « les groupements d’employeurs », à la pérennisation du fonds de solidarité pour les indépendants, à un accompagnement spécifique des salariés des TPE/PME.

Le syndicat dirigé par Laurent Berger demande également le retrait de la réforme de l’assurance chômage qui avait « mis les nerfs » à ce dernier. « La CFDT est prête à ouvrir une réflexion tripartite sur le rôle et le sens du régime d’assurance chômage interprofessionnel », propose-t-elle.

Le gouvernement a indiqué il y a plus d’un mois qu’il allait « adapter les règles de l’assurance chômage » pour faire face à la « situation exceptionnelle » créée par le coronavirus. Depuis, rien n’a filtré.

Autre proposition: « renforcer les moyens pour l’accompagnement des demandeurs d’emplois, notamment avec « l’augmentation de la contribution de l’État au budget de Pôle Emploi ainsi que des effectifs ».

Elle plaide aussi en faveur de la création de « contrats de transition écologique, numérique et technologique » mais aussi d’avoir un objectif de contrats aidés, dénommés « parcours emploi compétence » de 300.000 par an, mais aussi l’élargissement de la retraite progressive.

Elle souhaite aussi « un accompagnement » pour les 800.000 jeunes de 18 à 30 ans, « une aide spécifique pour les jeunes étudiants qui n’auront pas pu travailler pour subvenir à leurs moyens afin qu’ils n’arrêtent pas leur parcours de formation », de même qu’une « aide aux entreprises qui s’engageront à recruter des apprentis ».

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