Emploi: un « dispositif exceptionnel d’exonération des charges » pour les jeunes (Macron)

PARIS, 14 juillet 2020 (AFP) – Le gouvernement va mettre en place un « dispositif exceptionnel d’exonération des charges pour les jeunes », destiné en particulier à favoriser l’embauche de salariés à « faibles qualifications, jusqu’à 1,6 Smic », a annoncé mardi Emmanuel Macron.

Ce dispositif, destiné à faire de la jeunesse « la priorité de cette relance », est « exceptionnel parce qu’il durera un à deux ans, on va l’évaluer », a précisé le chef de l’État lors d’un entretien télévisé à l’occasion du 14 juillet.

Pour aider les jeunes à s’insérer sur le marché de l’emploi après le choc de la crise sanitaire, M. Macron a également annoncé la création de 300.000 contrats d’insertion, pour ceux « qui n’ont pas réussi à trouver l’entreprise qui leur signe leur contrat d’apprentissage ou leur alternance », et de 100.000 places supplémentaires en service civique dans les six mois à venir. Il en existe 140.000 aujourd’hui.

Enfin, le chef de l’État a évoqué l’ouverture de « 200.000 places dans des formations qualifiantes supérieures, pour permettre aux jeunes de poursuivre un peu leurs études avec un accompagnement social ».

M. Macron a par ailleurs fustigé le comportement « irresponsable » de certaines grandes entreprises qui « préfèrent prendre des stagiaires et de la précarité » plutôt que d’embaucher des jeunes en « contrat pro » ou en alternance.

Les détails de ces annonces doivent être précisés dans les jours à venir, a indiqué à l’AFP l’entourage de la nouvelle ministre du Travail, Élisabeth Borne. Ils pourront commencer à être évoqués lors d’une réunion prévue vendredi à Matignon avec les représentants des partenaires sociaux.

L’emploi des jeunes sera « une priorité » pour Mme Borne, qui se fixe pour objectif: « aucun jeune sans solution à la rentrée », a dit son entourage.

« C’est à notre jeunesse qu’on a demandé le plus gros effort » pendant la crise sanitaire, a souligné à ce propos M. Macron mardi: « ne pas sortir, ne pas aller faire le fête, ne pas pouvoir passer ses examens », et « parfois devoir renoncer à sa première embauche ».

Environ 700.000 jeunes sont attendus sur le marché du travail à la rentrée.

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