Emplois francs: 2.200 contrats signés depuis avril (Pénicaud)

PARIS, 30 octobre 2018 (AFP) – Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a indiqué mardi à l’Assemblée que « 2.200 contrats » d’emplois francs ont été déjà signés depuis le lancement du dispositif le 1er avril dernier.

« Après un démarrage progressif (…) j’ai constaté ces dernières semaines une intensification des signatures, nous sommes à plus de 2.200 contrats aujourd’hui », a affirmé la ministre devant la commission des Affaires sociales à l’occasion de l’examen des crédits de la mission « travail, emploi et formation professionnelle ».

Ce chiffre paraît néanmoins bien en deçà de l’objectif affiché en avril de signer entre 12.000 à 15.000 contrats cette année.

L’expérience des emplois francs, à destination des quartiers populaires, doit être généralisée à partir de 2020. Elle est actuellement en cours dans sept agglomérations.

Par ailleurs, le rapporteur de la mission Travail, Stéphane Viry (LR, Vosges), s’est montré très critique sur les contrats aidés nouvelle formule, « parcours emplois compétences » (PEC).

Il a en effet parlé « d’équation impossible » entre « le taux de prise en charge qui oscille entre 35 et 65% du Smic brut » selon les territoires, et la nécessité de « proposer un accompagnement personnalisé » et des « actions de formations de qualité ».

Il a d’ailleurs glissé qu’il présenterait un amendement pour augmenter le nombre de ces « PEC ». Environ 130.000 « PEC » ont été budgétés pour 2019, dont 30.000 pour l’Éducation nationale, contre 200.000 en 2018, dans le sillage d’une politique de réduction des contrats aidés.

« On a le resserrement sur le public qui en a le plus besoin », a plaidé en réponse Mme Pénicaud.

Le budget Travail 2019 s’inscrit en baisse de près de deux milliards d’euros à 13,1 milliards (périmètre constant) contre 15,2 milliards d’euros en 2018.

Plusieurs députés de la commission des Affaires sociales se sont aussi inquiétés de l’avenir des missions locales, dont des expérimentations de fusion avec Pôle emploi ont été évoqués depuis le mois de juillet dernier et le dévoilement du rapport Cap 2022.

« Je suis très convaincue par le principe des missions locales », a affirmé la ministre. Mais, a-t-elle dit, « la coopération doit être systématique » et « n’est pas une option ». Elle a expliqué que dans certains territoires, Pôle emploi et les missions locales ne travaillaient pas bien ensemble, insistant aussi sur des systèmes d’information communs.

Enfin, Mme Pénicaud a précisé qu’elle annoncera « dans quelques semaines » le dispositif de mesure attendu pour assurer l’égalité professionnelle dans les entreprises.

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