Entreprises: Le Maire favorable à la publication du salaire médian

PARIS, 25 septembre 2018 (AFP) – Le ministre des Finances Bruno Le Maire s’est déclaré favorable mardi à la publication du salaire médian dans les entreprises cotées en Bourse, permettant ainsi de connaître les écarts de traitement entre les dirigeants et les autres employés.

« Je suis favorable à ce qu’il y ait un rapport d’équité qui soit obligatoire pour les plus grandes entreprises françaises » et qui soit inscrit dans la loi « Pacte » examinée par l’Assemblée nationale à partir de ce mardi, a affirmé le ministre sur BFMTV et RMC.

Dans ce rapport d’équité « figurera non seulement la moyenne des salaires, mais également la médiane de façon à ce qu’il y ait une transparence sur la distribution des salaires dans les plus grandes entreprises françaises et sur les écarts salariaux entre les chefs d’entreprise et les salariés », a-t-il expliqué.

Ce système « permet de mieux connaître la distribution des salaires dans l’entreprise et l’écart entre les dirigeants et les autres salariés », a assuré M. Le Maire.

Lors de l’examen du projet de loi Pacte en commission, les députés avaient approuvé un amendement sur la publication des écarts de salaires dans les entreprises, jugé toutefois trop limité par l’opposition.

Le député Matthieu Orphelin (LREM) souhaitait aller plus loin en obligeant les plus grandes entreprises à publier dans leur rapport annuel des ratios mesurant notamment « l’écart entre la rémunération la plus haute et la rémunération médiane » et la différence entre « la rémunération la plus haute et la plus basse ».

Après l’annonce de M. Le Maire, M. Orphelin a immédiatement réagi dans un communiqué, se félicitant de cette « avancée décisive pour plus de transparence dans les écarts de salaire ».

Selon lui, réduire les écarts de salaire « est une nécessité pour favoriser une croissance plus inclusive et soutenable, reposant sur un meilleur partage de la valeur et des entreprises plus durables ».

Par ailleurs, M. Le Maire a réitéré son soutien à l’instauration d’un système de bonus/malus sur les contrats courts.

« Que des entreprises puissent recourir systématiquement aux contrats courts en abusant de cette facilité-là, non », a-t-il affirmé. « Autant récompenser celles qui donnent de la stabilité, de la durée et de la visibilité à leurs salariés et pénaliser celles qui abusent du système ».

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