Entreprises: peu de grèves… en 2017 (Dares)

PARIS, 4 décembre 2019 (AFP) – En 2017, 1,9% des entreprises de 10 salariés ou plus déclarent avoir connu un ou plusieurs arrêts collectifs de travail, une proportion comparable à 2016 mais avec une durée plus faible, selon une étude de la Dares publiée mercredi.

La part d’entreprises, des secteurs public et privé, ayant connu une grève croît avec leur taille, de 0,6% dans celles de 10 à 49 salariés à 32,2% dans celles employant 500 salariés ou plus, précise le service statistique du ministère du Travail.

Les rémunérations sont le premier motif d’arrêt collectif de travail, cité par 40% des entreprises ayant connu au moins une grève en 2017.

La contestation des ordonnances du 22 septembre 2017 réformant le code du travail n’a été évoquée comme motif de grève que dans 8% de ces entreprises.

Après un pic lié aux mouvements sociaux contre la loi Travail en 2016, l’intensité des grèves, estimée à partir de leur durée et du nombre de salariés qui y ont participé, diminue pour s’établir au même niveau qu’entre 2011 et 2015.

Après avoir connu un pic de 131 journées individuelles non travaillées pour 1.000 salariés en 2016, leur nombre s’établit ainsi à 71 jours.

Dans les secteurs de l’industrie et des services, la fréquence des grèves est plus importante que dans le commerce et la construction.

Par ailleurs, 15,9% des entreprises de 10 salariés ou plus déclarent qu’une négociation collective a été engagée à leur niveau ou à celui d’un de leurs établissements. Elles emploient 63% des salariés de ce champ.

Ce taux a légèrement augmenté en 2017, avec néanmoins un taux d’aboutissement des négociations en baisse à 77,5%.

Les rémunérations (salaires et primes) font toujours l’objet du plus grand nombre de négociations et sont abordées dans 11% des entreprises.

Les négociations concernant le temps de travail connaissent un léger regain et concernent 6,5% des entreprises.

far/bfa/tes