Évolution des salaires conventionnels en 2018 dans la propreté

PARIS, 17 novembre 2017 – Dans la branche de la propreté, la grille des salaires sera revalorisée, en 2018, en application d’un avenant conclu par la Fédération des entreprises de propreté (FEP), et les syndicats CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, la CGT et FO.

L’avenant actualise le barème fixé par précédant du 9 novembre 2016, applicable au 1er janvier 2017 (l’arrêté le rendant obligatoire pour tous les employeurs ayant été publiés au Journal officiel du 11 mars 2017). Les signataires fixent deux grilles de salaires alternatives, une grille A et une grille B un peu plus élevée (+ 0,1 %), en conditionnant l’entrée (et la date) d’application de l’une ou de l’autre à la future date de parution de l’arrêté d’extension. L’augmentation prévue par la grille A, qui est d’environ 1 %, sera applicable dès le 1er janvier 2018, si l’arrêté d’extension est publié en 2017. Cette grille débute à 10,11 € (contre 10,01 € précédemment) au premier niveau de la filière d’exploitation (AS1). Les cinq montants qui suivent sont 10,14 €, 10,19 €, 10,25 €, 10,33 €, 10,43 € aux niveaux AS2, AS3, AQS1, AQS2 et AQS3. La grille atteint 17,66 € (17,49 € précédemment) au niveau MP5 (maîtrise).

L’augmentation des rémunérations mensuelles, appliquée à la filière des salariés cadres (grille A) les fait débuter, en 2018, à 2 645,97 € au niveau CA1. Les deux montants suivants sont fixés à 3 121,29 € au niveau CA2, 3 488,21 € au niveau CA3. La grille B, quant à elle, applicable si la publication de l’arrêté d’extension au Journal officiel intervient après le 1er janvier 2018, débute à 10,12 € (AS1) pour 17,68 € (MP5) dans la filière exploitation.

Négociation classification à venir

L’avenant du 20 septembre 2017 comporte une clause de rendez-vous, applicable selon l’évolution du Smic au 1er janvier 2018, et une clause prenant en compte l’évolution des prix à la consommation (hors tabac). Par ailleurs, les signataires décident « d’ouvrir une réflexion sur la classification des emplois », qui pourra comprendre, entre autres, l’évolution des compétences, via l’obtention d’un CQP, d’un titre ou d’un diplôme résultant de la formation professionnelle et en lien avec le poste de travail. Comme les années précédentes, l’avenant comporte aussi des dispositions sur l’égalité professionnelle.