Ex-Whirlpool/WN: « une solution » pour la moitié des anciens salariés, selon Pannier-Runacher

AMIENS, 12 décembre 2019 (AFP) – La moitié des anciens salariés de WN (ex-Whirlpool) à Amiens, en liquidation judiciaire, ont trouvé « une solution », a annoncé jeudi la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie Agnès Pannier-Runacher, qui a également évoqué des « projets d’implantation » sur le site.

« On a aujourd’hui la moitié du pool des anciens salariés qui a une solution (CDI, départ à la retraite…). Pour l’autre moitié, on travaille sur des solutions de reconversion, de formation, de recherche d’emploi ou d’autres dispositifs », a-t-elle déclaré à la presse à l’issue d’un comité de suivi à la préfecture de la Somme.

En mai 2018, l’industriel picard Nicolas Decayeux avait repris 162 des 282 ex-salariés du site Whirlpool, après la décision du fabricant américain de sèche-linge de délocaliser sa production en Pologne. Mais son entreprise, WN, s’est retrouvée dans une impasse de trésorerie, faute de débouchés commerciaux concrets, malgré les aides apportées par l’État (2,5 millions d’euros versés, 4 promis) et Whirlpool (7,4 millions).

Après ces échecs, le tribunal de commerce avait validé fin juillet l’offre de reprise partielle de WN par Ageco Agencement prévoyant le maintien de 44 postes et 138 licenciements.

« La société Ageco Agencement est en croissance, elle a quasiment doublé son chiffre d’affaires en deux ans. (…) Certes, c’est une petite entreprise mais elle commence à bien se structurer et à recruter à un rythme assez soutenu. Et pas seulement des anciens Whirlpool et WN », s’est réjouie Agnès Pannier-Runacher.

Par ailleurs, « nous continuons de plancher sur la densification du site (…) On a de bonnes nouvelles. Outre la société Ynsect (élevage d’insectes pour la nutrition animale), qui a confirmé son intérêt pour s’installer, en partie, sur ce site, deux autres entreprises ont signé des manifestations d’intérêt », a annoncé Mme Pannier-Runacher, évoquant « des projets d’implantation en 2020 » qui concerneraient « une centaine d’emplois » dans le secteur « industriel ».

Lors de sa dernière visite sur le site, le 22 novembre, la secrétaire d’État et Emmanuel Macron avaient affronté la colère d’ex-salariés de l’usine, qui estiment que le président de la République les avait trompés au sujet de la reprise.

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