Faillites, suppressions d’emplois: les effets collatéraux du virus

PARIS, 22 juin 2020 (AFP) – La crise du coronavirus a précipité plusieurs entreprises françaises, dont certaines étaient déjà en difficultés, dans des faillites ou restructurations lourdes de conséquences pour l’emploi.

– Automobile –

– Renault, en difficulté financière, prévoit la suppression d’environ 15.000 emplois dans le monde, dont 4.600 en France, dans le cadre d’un plan d’économie de plus de 2 milliards d’euros sur trois ans.

Quatre sites français devraient être affectés: Caudan (Morbihan), Dieppe (Seine-Maritime), Maubeuge (Nord) et Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) qui sera fermé à l’horizon 2022.

Le projet inclut aussi l’arrêt de la production automobile à Flins (Yvelines) après 2024.

– Le constructeur de poids-lourds Renault Trucks a annoncé la suppression de 463 emplois parmi ses cols blancs.

– Aéronautique –

– Selon les Echos, « le plan de reconstruction d’Air France (…) devrait compter de 8.000 à 10.000 suppressions d’emplois, soit 15% à 20% des effectifs ». Le chiffre qui recouvrirait des suppressions de postes sur la base du volontariat, n’a pas été confirmé par la direction.

– Ameublement –

L’enseigne Alinéa (2.000 salariés), basée à Aubagne (Bouches-du-Rhône) est en redressement judiciaire depuis le 13 mai.

– Médias –

– La maison-mère de BFMTV et RMC, NextRadioTV (1.600 salariés), veut supprimer 330 à 380 CDI et jusqu’à 200 pigistes et intermittents. La filiale du groupe Altice avait annoncé mi-mai un « plan de transformation et de reconquête post-Covid » prévoyant de réduire la voilure dans le sport et le divertissement.

– Pénalisée par l’arrêt des grandes compétitions sportives, la chaîne d’information sportive RMC Sport News (groupe Altice) s’est arrêtée le 2 juin.

– Reworld Media, propriétaire de Grazia depuis 2019, veut supprimer 31 postes et cesser la parution hebdomadaire du magazine.

– Chaussures et vêtements –

– La marque de prêt-à-porter masculin Celio – 4.000 salariés dans le monde – a demandé le 22 juin à être placée sous procédure de sauvegarde faute d’accord avec ses banques. La fermeture de ses 1.585 magasins dans le monde a entraîné une perte de chiffre d’affaires de près de 100 millions d’euros entre mars et mai.

– L’enseigne de chaussures et vêtements La Halle (Vivarte, 5.391 salariés en France), est placée en redressement judiciaire depuis le 2 juin. Le groupe Vivarte a reçu 25 offres de reprise partielle ce qui permettrait de sauver théoriquement jusqu’à 607 magasins sur 830.

– L’enseigne de chaussures du groupe Spartoo André (600 salariés) a été mise en redressement judiciaire début avril après avoir dû fermer ses magasins et perdu près de 4 millions d’euros les deux dernières semaines de mars.

– Naf Naf (1.170 salariés), placé en redressement judiciaire le 15 mai, va être racheté par le groupe industriel SY qui s’est engagé à conserver 75% des emplois en France.

– Camaïeu: l’entreprise de prêt-à-porter (3.900 salariés, 634 magasins) a été mise en redressement judiciaire le 26 mai avec une période d’observation de six mois. Le gouvernement dit chercher un repreneur.

– Le fabricant jurassien de lunettes L’Amy (120 salariés) a été placé le 2 juin en redressement judiciaire.

– Loisirs –

– La direction de TUI France, premier opérateur touristique du pays, a annoncé le 17 juin vouloir supprimer jusqu’à 583 postes, soit les deux tiers de ses effectifs.

– Le groupe de médias numériques Webedia, filiale du groupe Fimalac dirigé par Marc Ladreit de Lacharrière, qui compte une cinquantaine de sites et d’applications dédiés au divertissement et aux loisirs a préparé un plan de départs volontaires de 80 à 90 personnes.

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