Fedex conteste la mise en demeure de l’Inspection du travail

PARIS, 5 avril 2020 (AFP) – Fedex, mise en demeure par l’Inspection du Travail après une visite de son site de Roissy vendredi soir de mettre en oeuvre de nouvelles mesures de protection, va « lancer un recours contre (cet) avis », a indiqué dimanche l’entreprise à l’AFP.

Selon la notification communiquée à l’AFP par la CGT, l’Inspection du travail demande à l’entreprise d’adapter d’ici lundi 6H00 les Equipements de protection individuelle (EPI) fournis aux salariés aux risques encourus: masques, gants et combinaisons jetables en nombre suffisant.

Elle critique les mesures de nettoyage et de désinfection du site et exige la mise en place d’un protocole pour la collecte et le traitement des protections utilisées.

Un employé intérimaire de Manpower est décédé le 25 mars du Covid-19 et 19 salariés du site sont contaminés par le coronavirus, selon la CGT, qui évoque un « cluster » sur ce site qui emploie 2.500 personnes.

« Comme la plupart des entreprises, nous avons malheureusement subi un certain nombre de cas de Covid-19 parmi nos employés, mais rien ne suggère que ces infections se soient produites sur le lieu de travail », souligne Fedex dans une réaction à l’AFP dimanche.

« Nous avons bien reçu un courrier de la Direccte Ile-de-France (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) vendredi 3 avril dans la nuit, nous demandant de prendre des mesures complémentaires en termes de protection de nos salariés », reconnaît Fedex.

« Nous avons soigneusement examiné chaque argument avancé par la Direccte et nous sommes en bonne voie de mettre en oeuvre certaines des nouvelles demandes. Cependant, d’autres demandes sont impossibles à mettre en oeuvre dans la mesure exigée par la Direccte et nous cherchons à avoir une discussion constructive avec la Direccte à ce sujet. Pour cette raison, nous avons décidé de lancer un recours contre l’avis de la Direccte. »

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