Fermeture Tupperware: accord de fin de grève sur le plan de licenciements

TOURS, 17 janvier 2018 (AFP) – Un accord a été conclu concernant les conditions de licenciement des 235 salariés de l’unique usine Tupperware en France, à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), dont la fermeture a été décidée par le fabricant de boîtes alimentaires en plastique, a-t-on appris mercredi auprès de la direction et de source syndicale.

L’accord, conclu mardi soir lors d’une rencontre entre représentants du personnel et direction à la préfecture d’Indre-et-Loire, met fin à une grève de deux semaines dans l’usine. « Le travail reprendra jeudi matin », a indiqué à l’AFP M. Antonio Constantino, délégué CGT de l’entreprise. L’usine doit fermer définitivement ses portes fin février.

« La majorité des salariés sont satisfaits de l’accord, notamment du montant des primes supra-légales de licenciement et du plan de formation, qui est très bien fait », a ajouté le militant de la CGT, majoritaire dans l’entreprise.

« L’objectif de Tupperware est le retour à l’emploi », a assuré à l’AFP un porte-parole de la direction.

Syndicat et direction ont refusé de révéler mercredi les termes de l’accord. Les salariés licenciés après plus de 30 ans de travail dans l’entreprise devraient recevoir des primes supra-légales allant de 24 à 36 mois de salaire, a-t-on cependant indiqué de source proche de la négociation.

La direction générale de Tupperware a justifié sa décision de fermeture totale de l’usine et de la suppression des 235 emplois par « une surcapacité industrielle notable de son réseau de fabrication européen liée à une amélioration de sa productivité et à un ralentissement de ses activités commerciales en Europe centrale et occidentale et notamment en France ».

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