Ferroviaire: les discussions sur la convention collective reprennent, la CGT manifeste

PARIS, 18 septembre 2018 (AFP) – Les négociations sur la convention collective nationale (CCN) de la branche ferroviaire ont repris mardi, syndicats et patronat se réunissant à La Défense, près de Paris, où la CGT-Cheminots organisait un rassemblement pour continuer à « combattre » la loi de réforme ferroviaire.

La future CCN fixera le cadre social qui s’appliquera à l’ensemble des salariés des entreprises du transport ferroviaire, dont les nouvelles recrues de la SNCF qui ne pourront plus être embauchées sous le statut de cheminot à partir du 1er janvier 2020.

Consacrée mardi aux classifications des métiers et à la rémunération des salariés, la réunion a débuté par la présentation des trois membres de l’observatoire du dialogue social du ferroviaire, promis par le gouvernement au printemps, avant des discussions sur la méthode et l’installation de groupes de travail, selon plusieurs participants.

C’était « une réunion de méthode, ce qui est important, mais on perd du temps. L’UTP (patronat du ferroviaire, ndlr) n’a pas encore proposé de texte. Pour pouvoir négocier, il nous faut un texte de référence à amender, enrichir », a dit à l’AFP Florent Monteilhet de l’Unsa ferroviaire, 2e syndicat de la branche qui veut « une CCN moderne, attrayante et attirante ».

« L’UTP n’a toujours rien à proposer, ne veut pas avancer », a dénoncé Fabien Dumas de SUD-Rail (3e syndicat), qui souhaite une CCN « calquée sur le statut des cheminots » de la SNCF. Obtenir des « groupes de travail sur des sujets compliqués » était « un objectif de longue date » de la CFDT-Cheminots (4e syndicat), a indiqué l’un de ses responsables, Sébastien Mariani, dont l’organisation vise « des minima conventionnels anti-dumping social ».

L’UTP (Union des transports publics et ferroviaires) « a proposé une méthode et financera à hauteur de 200.000 euros l’accompagnement technique des syndicats », qui pourront ainsi « faire appel à deux cabinets conseils », a précisé Claude Faucher, son délégué général.

La CGT-Cheminots (1er syndicat), qui organisait seule mardi une « journée de mobilisation sans appel à la grève », prévoit de nouveaux « rendez-vous revendicatifs », qui revêtiront « différentes formes », a assuré son secrétaire général adjoint, Thierry Nier, à la centaine de manifestants rassemblés près de la tour où se déroulait la réunion.

« Une manifestation nationale à Paris devrait avoir lieu à la mi-novembre », avec « a priori » la CGT-Cheminots « seule », a précisé à l’AFP Laurent Brun, secrétaire général du syndicat, qui vise toujours l’abrogation de la loi de réforme ferroviaire.

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