Fessenheim: les emplois de sous-traitance, sujet le plus délicat (Lecornu)

PARIS, 18 janvier 2018 (AFP) – Le secrétaire d’État auprès du ministère de la Transition écologique et solidaire Sébastien Lecornu a estimé jeudi que la situation des prestataires de la centrale de Fessenheim constituait « le sujet le plus délicat » en matière de reclassement.

Les sous-traitants prestataires de la centrale, « ce sont probablement les emplois les plus durs à requalifier », a déclaré M. Lecornu sur RTL, à l’issue d’une réunion à Colmar avec les élus et les représentants syndicaux.

« C’est sur les sous-traitants, les prestataires, ces 330 salariés, que je vais consacrer le plus de moyens et le plus de temps demain puisque c’est probablement le sujet le plus délicat », a expliqué le secrétaire d’Etat.

Sur les 2.000 emplois directs et indirects concernés par la fermeture de la centrale, il y a aussi 900 emplois induits de l’économie locale et 750 salariés de la centrale « qui sont des agents d’EDF, qui seront tous reclassés », a-t-il dit.

M. Lecornu, qui a entamé jeudi une visite de trois jours en Alsace, mettra en place vendredi un comité de pilotage sur le dossier Fessenheim, dans la perspective de la fermeture de cette centrale au moment de la mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche).

« La vraie question (…) c’est la question de la fiscalité », a également observé le secrétaire d’Etat. « Demain matin au comité de pilotage, j’aurai l’occasion de préciser comment l’Etat accompagne les communes », a-t-il dit.

« Je ne laisserai pas les collectivités locales alsaciennes, la mairie de Fessenheim en tête, dans un désarroi budgétaire », a-t-il assuré.

S’agissant de la revitalisation économique, il a indiqué que « Business France a des contacts avec beaucoup d’entreprises, va assurer la promotion de ce territoire, et a déjà des contacts avec un certain nombre d’entreprises dans le monde », sans toutefois mentionner de noms.

S’agissant de la réunion à la préfecture de Colmar, Sébastien Lecornu a estimé que cela s’était « bien passé ». « On se quitte en étant constructifs, avec la promesse de se revoir », a-t-il noté.

« On ne peut qu’être content d’avoir ce dialogue, quand les gouvernements précédents n’ont strictement rien fait », a reconnu pour sa part Alain Basserer, délégué syndical FO du site nucléaire.

« La question du calendrier n’est pas close, a souligné Vincent Rodet, représentant CFDT, mais il y a eu un échange sans langue de bois ». « La réunion a été productive, il faut maintenant que l’on réfléchisse a ce qui a été proposé », a affirmé Anne Laszlo, déléguée CFE-CGC.

Les organisations syndicales n’ont en revanche pas souhaité s’exprimer sur le fond des propositions du gouvernement.

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