Feu vert de l’Assemblée à la nouvelle agence nationale de santé publique

PARIS, 29 septembre 2016 (AFP) – L’Assemblée nationale a donné jeudi son feu vert à la nouvelle agence nationale de santé publique, capable d’intervenir sur l’ensemble du champ de la santé publique.

L’agence réunit l’Institut de veille sanitaire (InVS), l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) et l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus), en vertu d’une ordonnance d’avril, prise en application de la loi santé que les députés avaient ratifiée de façon consensuelle.

Autrement appelée « Santé publique France », l’agence existe de fait depuis mai.

« Nous simplifions le paysage des opérateurs et le rendons plus performant », en rassemblant les « meilleurs experts et scientifiques », s’est félicité dans l’hémicycle le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen.

Ce médecin de profession a comparé ce « centre d’excellence à la française » aux Centers for Disease Control and Prevention aux Etats-Unis, au Public Health England ou encore à l’Institut national de santé publique du Québec.

Cette agence « était attendue » car « notre pays a souffert du manque de prévention », a souligné la présidente de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée, Catherine Lemorton (PS), pharmacienne de profession.

Plusieurs députés de droite comme de gauche se sont en revanche inquiétés des moyens de l’agence nationale de santé publique. M. Le Guen a néanmoins assuré que ceux-ci étaient « sanctuarisés ».

Les parlementaires ont procédé à un unique ajout: la présence obligatoire de deux députés et deux sénateurs à son conseil d’administration.

reb/ic/bpa/ch/kp