Fillon précise sa remise en cause des 35 heures

PARIS, 16 mars 2017 (AFP) – Pour remettre en cause les 35 heures, François Fillon donnerait aux entreprises au moins un an pour négocier des accords sur le temps de travail, avant de fixer une durée de référence qui s’appliquerait à celles qui n’auraient pas trouvé d’accord, a-t-il détaillé jeudi.

La proposition de M. Fillon « consiste à laisser dans l’entreprise une négociation libre sur le temps de travail, par des accords majoritaires » tout en « supprim(ant) la référence à la durée légale des 35 heures » dans le code du travail », a-t-il précisé lors d’un événement organisé par la CFDT autour du travail.

Concrètement, M. Fillon prévoit « un an ou 18 mois pendant lesquelles on laisse les entreprises négocier ». Pendant ce délai, les entreprises qui ne souhaitent pas négocier « restent aux 35 heures, elles restent sur la base des accords existants ».

« Au bout d’un an ou dix-huit mois, on tire les enseignements des négociations qui ont eu lieu et, à partir de ces négociations, on fixe une durée de référence pour toutes les entreprises où il n’y a pas d’accord » et « les entreprises nouvelles », a-t-il poursuivi.

Cette « durée de référence » sera « la durée moyenne des accords qui auront été négociés », a-t-il poursuivi. Dans son projet, consultable en ligne, le candidat Les Républicains prévoyait jusque-là de fixer cette durée à 39 heures.

Sa réforme, a-t-il assuré, ne permettra pas « de diminution du Smic horaire » et « de baisse de salaire pour des salariés qui sont à 39 heures qui font des heures supplémentaires ».

« On est au bord d’une catastrophe, il y a des décisions stratégiques à prendre vite », dont la réforme du temps de travail, a-t-il estimé.

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