FO envisage de rejoindre la grève RATP et transports en décembre

PARIS, 26 septembre 2019 (AFP) – Force ouvrière, qui a manifesté samedi dernier contre la future réforme des retraites, envisage de rejoindre la grève de la RATP et des transports prévue à compter du 5 décembre, a fait savoir le syndicat.

« FO soumet la proposition de rejoindre, par un appel interprofessionnel, la grève unie des syndicats de la RATP et des transports à compter du 5 décembre prochain pour empêcher et mettre en échec le projet Macron/Delevoye », selon la résolution adoptée en comité confédéral national (CCN, parlement de la centrale).

En conséquence, FO « entend oeuvrer à l’unité d’action syndicale la plus large et demande à ses syndicats d’organiser les réunions et assemblées générales pour préparer la grève », poursuit ce texte.

Dans un communiqué publié jeudi soir, la fédération FO-Cheminots « se félicite de cette décision » confédérale « claire et courageuse ». Le 5e syndicat de la SNCF (non représentatif) « demande à l’ensemble » de ses militants de « construire la grève » dans « l’unité la plus large ». « A partir du 5 décembre, grève illimitée jusqu’au retrait du projet (…). Bloquons le pays », ajoute-t-il.

La fédération FO Transports et Logistique, troisième force syndicale chez les chauffeurs routiers, avait décidé dès mardi « d’appeler à une grève illimitée à partir du 5 décembre », contre ce projet.

A l’appel de FO, 6.000 personnes selon la police, 15.000 pour les organisateurs, avaient défilé samedi à Paris contre la réforme des retraites voulue par le gouvernement.

Aussi opposée à cette réforme, la CGT avait défilé mardi dans toute la France, réunissant 150.000 personnes selon son comptage. A Paris, où la CGT n’a pas donné de chiffre, la police a fait état de 10.000 manifestants et Occurrence, qui a effectué un comptage pour un collectif de médias, dont l’AFP, a annoncé 12.300 participants.

S’agissant des « concertations » sur les retraites, « FO n’ira pas discuter de la mise en place de la réforme et de ses ajustements », réaffirme son texte.

Le secrétaire général général de FO, Yves Veyrier, devait être reçu à l’Elysée vendredi. Le rendez-vous avait été programmé avant le décès de Jacques Chirac, jeudi matin, et était donc incertain dans la soirée, a-t-on appris de sources concordantes.

Au cours de ce CCN, un membre du bureau confédéral, Philippe Pihet, longtemps négociateur sur les retraites, cède sa place car il prend sa retraite. Entre au bureau Rachèle Barrion, 51 ans, assistante médico-administrative à l’hôpital de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Ce n’est toutefois pas elle qui s’occupera des retraites mais Michel Beaugas, déjà chargé de l’emploi.

Il y a un an, FO connaissait une crise majeure avec la démission de Pascal Pavageau – éphémère secrétaire général qui avait succédé à Jean-Claude Mailly -, après la révélation de l’existence d’un fichier controversé des dirigeants de FO confectionné avec ses proches et dévoilé par Le Canard enchaîné.

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