Fonction publique: Darmanin lance une vaste consultation des agents et usagers

PARIS, 24 novembre 2017 (AFP) – Le ministre de l’Action et des Comptes publics chargé de la fonction publique, Gérald Darmanin, lance vendredi à Reims une vaste consultation destinée à interroger les agents et les usagers sur les services publics de demain, a annoncé son ministère.

Cette vaste consultation, annoncée dès la prise de fonction de M. Darmanin et baptisée « Forum de l’action publique », doit se dérouler jusqu’en février 2018 et prendra plusieurs formes, a-t-on précisé de même source.

Agents et usagers pourront ainsi répondre chacun à un questionnaire sur une plateforme internet.

Des débats associant agents, usagers et associations d’usagers, ainsi que des élus locaux et des chefs d’entreprise seront parallèlement organisés dans les « territoires » sous l’égide des préfets concernés (région et/ou département).

Le ministère prévoit d’y associer les écoles, sans que les modalités précises de cette association ne soient connues à ce stade.

Les syndicats de la fonction publique ont exprimé à plusieurs reprises leurs inquiétudes concernant cette consultation, débaptisée et rebaptisée à plusieurs reprises, qui doit permettre de dresser un état des lieux des besoins en matière de service public –qu’il s’agisse de ceux des usagers ou de ceux des agents– en termes de fonctionnement et de moyens.

Ils ont notamment critiqué la formulation des questions auxquelles devront répondre les agents, « trop axées sur des questions de ressources humaines » ne « tenant pas compte des enjeux de fond pour le service public », selon eux. CGT, FO et Solidaires ont décidé de boycotter les groupes de travail préparatoires à cette consultation.

L’ensemble des syndicats de la fonction publique reprochent au gouvernement, qui a notamment annoncé le gel du point d’indice servant au calcul de la rémunération des agents publics, le rétablissement du jour de carence et 120.000 suppressions de postes d’ici à la fin du quinquennat, sa « vision comptable » du service public. Ils lui reprochent de ne pas tenir compte de la réalité du terrain en termes de besoins humains, territoriaux et financiers.

Ils contestent aussi sa conception du « dialogue social » et sa « méthode » de discussions, reposant sur des réunions formelles avec les partenaires sociaux, « alors que les choix ont déjà été arbitrés ».

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