Fonction publique: des bilatérales avec les syndicats « dès la semaine prochaine » (Dussopt)

PARIS, 6 février 2018 (AFP) – Le gouvernement recevra les différents syndicats de la fonction publique « dès la semaine prochaine », a déclaré le secrétaire d’Etat à la Fonction publique Olivier Dussopt mardi devant le Sénat.

« Dès la semaine prochaine, des rencontres bilatérales sont organisées entre le ministre de l’Action et des comptes publics (Gérald Darmanin) et moi-même d’une part, et les organisations syndicales, mais aussi le collège des employeurs » d’autre part, a dit M. Dussopt.

Une grande concertation avec les syndicats de fonctionnaires a été annoncée par le Premier ministre Edouard Philippe jeudi à l’issue d’un comité interministériel de la transformation publique, où ont été esquissées les premières pistes de réformes. Cette concertation doit s’étendre sur toute l’année 2018.

Ces premiers rendez-vous bilatéraux sont organisés « pour arrêter le calendrier, pour arrêter la méthode du débat et voir comment nous pouvons avancer ensemble », a précisé M. Dussopt.

Un « premier temps d’échange en plénière » doit ensuite avoir lieu avant la fin du mois de février, selon une lettre envoyée vendredi aux syndicats par MM. Darmanin et Dussopt.

Par ailleurs, Olivier Dussopt est revenu sur l’annonce d’un futur « plan de départs volontaires » au sein de la fonction publique, annoncé jeudi par Gérald Darmanin.

« Il arrive et il arrivera qu’avec l’évolution de telle ou telle technologie, des métiers de la fonction publique soient modifiés, remis en cause », et que des établissements publics soient « fusionnés, rapprochés », a déclaré le secrétaire d’Etat pour justifier ce projet.

La concertation avec les syndicats devra étudier « comment un plan de départs volontaires pourrait être mis en place, uniquement sur les secteurs concernés », a précisé M. Dussopt.

« C’est une possibilité en plus, et non pas un droit en moins », a souligné le secrétaire d’Etat, en assurant que « le droit au reclassement » garanti par le statut serait maintenu pour ceux qui ne voudraient pas partir vers le privé.

Il a rappelé que des indemnités de départ volontaire existaient déjà dans la fonction publique « depuis neuf ans, avec des conditions et des critères d’accès qui sont particulièrement complexes et difficiles à mettre en oeuvre. »

« Malgré cela, selon les années, ce sont 700 à 1.300 personnes qui quittent les rangs de la fonction publique de cette manière », a-t-il fait valoir.

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