Fonctionnaires: Lebranchu n’exclut pas une « possibilité » du dégel du point d’indice

 PARIS, 13 janvier 2016 (AFP) – Le rendez-vous salarial prévu en février dans la Fonction publique ne sera « sans doute pas à la hauteur » des demandes des organisations syndicales, a admis mercredi la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu, tout en n’excluant pas une « possibilité » du dégel du point d’indice.

Interrogée sur LCP sur l’éventualité d’une augmentation du point d’indice, qui sert de base au calcul des salaires des fonctionnaires, la ministre a d’abord rappelé que son gel depuis 2010 avait permis de « faire sept milliards et quelque d’économies ».

Mme Lebranchu a aussi fait valoir que « l’ensemble des catégories » de fonctionnaires (A, B et C) « aura une augmentation » dans le cadre de l’accord PPCR sur la rémunération et les carrières des fonctionnaires, que le gouvernement a décidé en septembre d’appliquer malgré l’opposition des syndicats CGT, FO et Solidaires, majoritaires aux élections professionnelles.

Pour ce qui concerne le rendez-vous salarial prévu en février, dont le principe était partie intégrante de l’accord PPCR, la ministre s’est montrée prudente. Le dégel du point d’indice est une « possibilité », a-t-elle déclaré, tout en avertissant qu’il allait falloir tenir compte des chiffres de la croissance et des dépenses supplémentaires, en termes de créations de postes.

« Ce ne sera sans doute pas à la hauteur de ce que demandent les syndicats mais je crois que, symboliquement, ouvrir une négociation salariale avec les fonctionnaires, c’est normal », a dit Mme Lebranchu, « parce que ce sont des gens à qui on dit merci (…), qui sont là dans les grandes crises, on l’a vu récemment ».

La ministre a par ailleurs ajouté que « le fonctionnaire bashing, ça devrait s’arrêter ». Il est « important de défendre (les fonctionnaires) car notre République, sans eux, ne tiendrait pas dans la tourmente dans laquelle on a été », a-t-elle poursuivi.

Un appel à la grève dans la Fonction publique le 26 janvier, pour défendre notamment « une nette augmentation du pouvoir d’achat » avec « une significative augmentation de la valeur du point d’indice », a été lancé par les syndicats CGT, FO et Solidaires.