Fonctionnaires: Philippe précise le mécanisme de compensation de la hausse de la CSG

PARIS, 9 octobre 2017 (AFP) – Edouard Philippe a précisé lundi le mécanisme de compensation de la hausse de la CSG pour les fonctionnaires, qui reposera à la fois sur une baisse des cotisations et le versement d’une prime, disant que les fonctionnaires ne sont « pas du tout déconsidérés ».

« L’augmentation de la CSG sera totalement neutralisée » pour les fonctionnaires, a rappelé le Premier ministre sur Europe 1, à la veille d’un appel à la grève lancé pour mardi par tous les syndicats de la fonction publique.

La compensation se fera « de deux façons différentes », a-t-il précisé: diminution des cotisations « calquées sur les cotisations salariales » pour ceux qui en ont et « versement de prime » pour ceux qui n’en ont pas. « Donc il y aura une neutralisation complète de l’augmentation de la CSG », a-t-il affirmé.

« Et par ailleurs il y aura l’augmentation normale de la masse salariale dans la fonction publique, ça veut dire une augmentation de pouvoir d’achat annuelle d’environ 2% au global », a souligné Edouard Philippe.

« Il y aura des rendez-vous avec le ministre de l’Action et des Comptes publics (Gérald Darmanin) pour évoquer le détail de ces sujets », a-t-il précisé, disant que les fonctionnaires « ne sont pas du tout déconsidérés ». « Ils sont même essentiels dans le fonctionnement de notre pays et on assume pleinement les mesures qui sont prises », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a justifié le rétablissement du jour de carence dans la fonction publique, affirmant que lorsqu’il avait été mis en place, « il y a quelques années, il avait produit de remarquables résultats pour lutter contre l’absentéisme ». « Cet absentéisme, ce tout petit absentéisme, cet absentéisme de un jour ou de deux jours, avait considérablement augmenté », a-t-il dit, lorsque la mesure avait été supprimée par le précédent gouvernement.

Les 5,4 millions d’agents de la fonction publique sont appelés par tous leurs syndicats, -une première depuis dix ans-, à faire grève et à manifester mardi pour faire entendre leur « profond désaccord » avec les mesures annoncées par le gouvernement les concernant.

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