Ford-Blanquefort: la CGT pour « un moratoire industriel du site »

PARIS, 30 janvier 2019 (AFP) – La fédération CGT de la métallurgie a souhaité mercredi « un moratoire industriel » pour l’usine Ford de Blanquefort (Gironde) et plaidé dans un communiqué pour « une prise de participation » de l’Etat « ou une nationalisation du site ».

Le syndicat, qui « revendique une industrie automobile forte, responsable et non pas spéculative », a salué le rejet lundi par la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence et de la consommation, du travail et de l’emploi) du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) présenté par Ford pour fermer cette usine, qui emploie quelque 850 personnes près de Bordeaux.

La CGT « se félicite » de cette décision, « obtenue grâce à la mobilisation des salariés » et offrant « un délai supplémentaire de quelques semaines, afin de trouver une solution qui permette de garder une activité industrielle sur le site de Blanquefort ».

Un seul candidat s’est déclaré pour reprendre cette usine: la société franco-belge Punch-Powerglide, basée à Strasbourg. Grâce au rejet du PSE, Punch bénéficie d’un délai supplémentaire pour « muscler son offre de reprise » et présenter des garanties, en particulier de la part de ses clients, avait souligné mardi une source au ministère de l’Economie.

Ce délai « doit aussi permettre d’obtenir des décisions entre l’Etat et les constructeurs (automobiles) français pour qu’ils donnent du volume (de commandes) à Punch », note la fédération de la métallurgie dans son communiqué cosigné avec l’Union départementale CGT de Gironde.

« Tout doit être mis en oeuvre pour que Ford revienne sur sa position » et retienne l’offre de reprise de Punch, ajoute le syndicat.

Le constructeur automobile américain avait refusé en décembre une offre de reprise présentée par Punch, pourtant soutenue par l’Etat et les syndicats. Cette offre permettait de conserver environ 400 emplois.

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