Formation professionnelle: fin de la négociation le 16 février

PARIS, 17 novembre 2017 (AFP) – La négociation sur la formation professionnelle devrait s’achever le 16 février, après une dizaine de séances de réunions hebdomadaires, ont indiqué vendredi plusieurs représentants syndicaux.

A l’issue d’une réunion de deux heures au siège du Medef, les organisations syndicales et patronales ont convenu d’un calendrier.

Elles n’ont pas encore accepté officiellement de négocier, mais il s’agit d’une formalité. Le Medef en particulier doit réunir ses instances la semaine prochaine sur le sujet.

« On commence le 24 novembre » avec une dernière réunion « le 16 février », a déclaré vendredi Catherine Perret (CGT), avec une dizaine de réunions programmées.

Elle s’est dite « satisfaite de cette première réunion de cadrage de négociation ». « On va pouvoir enfin parler d’un projet de formation professionnelle pour tous, ambitieux et à la hauteur des enjeux économiques et sociaux qu’il faut relever dans le pays », a-t-elle ajouté.

Les organisations se sont « libérées de la feuille de route » pour « reprendre notre liberté de négocier », a-t-elle encore dit. L’exécutif a transmis mercredi le document d’orientation aux partenaires sociaux, sur la base duquel ils doivent négocier.

« On reprend les choses à notre main », a expliqué de son côté Yvan Ricordeau (CFDT). « Personne ne croit qu’on pourra complètement s’extraire du document d’orientation », a-t-il affirmé, mais « on l’a mis dans le bon ordre ».

Ils se sont entendus sur la « méthode », a-t-il souligné. Avec au programme: d’abord « accès aux droits et accompagnement », puis « alternance, entreprise, expression des besoins », « certification et qualité », et quatrièmement « gestion des parcours professionnels » et enfin « gouvernance ».

« L’enjeu pour la CFDT c’est de faire en sorte que la négociation embrasse l’ensemble des thèmes et n’en mette pas de côté », selon lui.

A l’occasion, M. Ricordeau a dit aussi que la CFDT était demandeuse d’un « cadre quatripartite » pour parler aussi avec les régions et l’Etat à un moment donné sur ces questions.

La CGT s’est dite inquiète sur le congé individuel formation (CIF). « On va être très attentif à l’avenir du CIF », a déclaré Mme Perret, qui estime que le « gouvernement cède à la demande du patronat » en voulant le fusionner avec le compte de formation professionnelle (CPF).

« Tuer le CIF, cela permet de payer le plan d’investissement de compétences d’Edouard Philippe », a-t-elle lancé.

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