France: effectifs du secteur mécanique en hausse pour la première fois en dix ans

PARIS, 19 mars 2019 (AFP) – L’industrie mécanique française a vu son chiffre d’affaires progresser de 2,8% et a enregistré une croissance de ses effectifs pour la première fois depuis dix ans, a indiqué mardi la fédération du secteur.

La Fédération des industries mécaniques (FIM) table sur une nouvelle année de croissance en 2019, mais à un rythme moindre (+1,5%) compte tenu du ralentissement du marché intérieur, notamment dans l’automobile et le bâtiment.

Le chiffre d’affaires a atteint 132,2 milliards d’euros en 2018, dépassant son meilleur niveau qui remontait à 2008, juste avant la crise économique.

La croissance a été tirée autant par le marché intérieur (+2,9%) que par les exportations (+2,8%) qui ont été soutenues par les échanges à l’intérieur de l’Union européenne, avec l’Allemagne comme premier client, a précisé la FIM dans son communiqué.

Les effectifs de la mécanique se sont établis à 615.450 salariés, soit environ 20% des emplois industriels en France. Ils sont en hausse de 450 postes (+0,1%) pour la première fois depuis 2008.

La FIM explique que les tensions enregistrées il y a deux ans dans l’appareil productif français se sont traduites par des recrutements, mais la fédération rappelle que « les difficultés pour trouver des personnes qualifiées demeurent ».

Les trois grands secteurs d’activité de la mécanique ont contribué à la croissance: transformation des métaux (+2,1%), équipement mécanique (+3,4%), précision (+3,5%).

« L’industrie française est sur la bonne voie et (…) regagne progressivement de la compétitivité », a noté la FIM, qui ajoute cependant qu' »on ne reconstruira pas en deux ou trois ans ce qui a été cassé en vingt ans » car « l’industrie, c’est du temps long ».

La fédération, qui souligne que les industriels s’endettent pour investir dans les nouvelles technologies, appelle à « traiter le problème numéro un des usines, celui de la fiscalité ».

« Nos usines doivent enfin bénéficier d’une fiscalité compétitive qui ne taxe pas l’investissement et la prise de risque », a affirmé le président de la FIM, Bruno Grandjean, cité dans le communiqué.

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