François Hommeril élu président de la CFE-CGC

PARIS, 1 juin 2016 (AFP) – François Hommeril a été élu pour trois ans mercredi à la tête de la CFE-CGC, après avoir présenté son programme et lancé une diatribe contre « les gouvernants » qui ont « abandonné » la classe moyenne à un « capitalisme devenu fou ».

Réunie mercredi et jeudi en congrès trisannuel à Lyon, la Confédération française de l’encadrement-Confédération générale des cadres (CFE-CGC) a également confirmé la nomination d’Alain Giffard pour le secrétariat général et Franck Zid pour la trésorerie.

Ce trio a été élu avec 90,83% de voix pour, a annoncé la CFE-CGC à l’AFP.

M. Hommeril, géologue qui aura 55 ans en juillet, a fait toute sa carrière au sein du groupe industriel Pechiney (Alteo). Il remplace Carole Couvert, évincée après trois ans de présidence en raison de querelles internes de personnes. Une fois élu, M. Hommeril l’a nommée présidente d’honneur de l’organisation.

Il a présenté son programme pour mettre en valeur un « syndicalisme utile », « rendre plus opérationnelle » la CFE-CGC, quatrième syndicat français derrière la CGT, la CFDT et FO, selon son discours dont l’AFP a obtenu copie.

Son objectif: améliorer la représentativité de l’organisation et « intensifier » les efforts pour renforcer la parité, « point sur lequel il faut le dire, nous ne montrons pas le bon exemple ». De fait, avec le départ de Carole Couvert, aucun syndicat représentatif français n’est plus dirigé par une femme.

Il a également critiqué les « gouvernants (qui) on failli » depuis plus de 20 ans. « Ils devaient nous protéger, ils s’y étaient engagés. Ils nous ont abandonnés au milieu d’un capitalisme devenu fou ».

« Sans volonté de réagir et de protéger la classe moyenne, ils ont choisi, pour faire face à cette crise économique qui n’en finit pas, le nivellement par le bas », a-t-il ajouté. « Ils se sont enfermés eux-mêmes dans la tenaille du pouvoir législatif européen et du pouvoir financier des multinationales », a-t-il ajouté.

« Infusant depuis 20 ans les mêmes remèdes, sans succès » et « constatant leur échec, ils veulent nous en tenir comptables, nous les partenaires sociaux ! », s’est-il encore insurgé.

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