Fusion avec Transat: « l’objectif est de faire décoller la profitabilité » (PDG de TUI France)

PARIS, 21 février 2017 (AFP) – En fusionnant avec le voyagiste Transat France, l’objectif pour TUI France est de « faire décoller la profitabilité » et de continuer à se développer dans l’Hexagone où il est désormais premier opérateur touristique, indique mardi son président Pascal de Izaguirre dans un entretien à l’AFP.

Le groupe a présenté mardi aux instances du personnel les modalités de son rapprochement avec Transat France, racheté à l’automne pour 54 millions d’euros, qui prévoit notamment 322 départs sur la base du volontariat.

Q: Quand la fusion sera-t-elle bouclée?

R: « L’idée c’est d’aller vite, afin que les équipes soient réunies le plus tôt possible pour pouvoir travailler ensemble. La fusion juridique sera effective au mois de mai 2017. Début juin, l’appel au volontariat sera ouvert pendant une période de plusieurs semaines, et les départs seront ensuite échelonnés à partir de juillet.

Nous avons également décidé de regrouper les équipes à Levallois-Perret, où TUI France a déjà son siège, en nous agrandissant d’environ 2.000 m2 dans l’immeuble voisin pour accueillir les salariés de Transat (actuellement basés à Ivry-sur-Seine, ndlr). Le déménagement devrait être effectif vers décembre et concrétisera la réunion physique des deux entreprises ».

Q: Le volontariat sera-t-il suffisant pour réduire les sur-effectifs identifiés?

R: « Nous allons ouvrir un total de 322 postes au volontariat et créér parallèlement 94 nouveaux postes, sur un total de quelque 1.300 actuellement pour les deux entreprises.

Je suis confiant et optimiste, je ne vois pas pourquoi on n’y arriverait pas car nous offrons des conditions de départ convenables et correctes, et l’expérience, au sein de TUI notamment, montre qu’à chaque fois il y a des personnes intéressées par un départ, pour mener à bien un projet personnel par exemple.

Les postes supprimés concernent la masse salariale de TUI France et Transat France sans distinction. Il est demandé un peu plus d’efforts dans les fonctions support, mais il n’y a pas de secteur particulièrement frappé, même s’il est vrai que l’on vise moins les forces commerciales par exemple ».

Q: Stratégiquement et commercialement, que va vous apporter Transat?

R: « C’est avant tout un projet ambitieux de croissance et de développement sur le long terme, avec l’objectif de continuer à gagner des parts de marché.

La fusion va nous donner une force commerciale indéniable, avec un plus grand réseau d’agences de voyage et plus de capacités aériennes. Il y aura aussi des bénéfices pour les clients en termes de prix, car la fusion va permettre de réduire nos coûts et d’avoir une compétitivité encore meilleure.

L’année dernière, entre nos activités de tour-opérateur (via les marques Marmara, Nouvelles Frontières, Passion des Iles et Aventuria) et de compagnie aérienne (Corsair), nous étions à l’équilibre en France, et l’objectif est à présent de faire décoller la profitabilité du nouvel ensemble ».

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