Fusion Essilor-Luxottica: « choc » pour la CGT, « plutôt positif » pour la CFE-CGC

PARIS, 17 janvier 2017 (AFP) – La CGT et la CFE-CGC se sont dit « surpris » mardi, au lendemain de l’annonce de la fusion entre l’entreprise française de verres ophtalmiques Essilor et l’italien Luxottica, seul le syndicat des cadres y voyant un signal « positif ».

La fusion avec le fabricant de lunettes de marques de luxe Luxottica a été « annoncée hier (lundi) sans tambour ni trompettes » par la direction, via un message sur l’intranet, a indiqué à l’AFP Michel Fauser, représentant CGT.

Il évoque un « choc » pour les salariés de l’entreprise, qui – particularité du groupe – sont « tous actionnaires ». Pour l’instant « on digère et on attend de voir à quelle sauce on va être mangé », a-t-il ajouté.

Selon M. Fauser, le fait que la fusion n’ait pas été annoncée aux Instances représentatives du personnel entraîne un « gros questionnement par rapport au dialogue social » dans l’entreprise. Fin 2016, la direction avait « rompu unilatéralement » les négociations annuelles obligatoires (NAO), a-t-il expliqué.

La CFE-CGC a confirmé à l’AFP que « l’annonce a été une surprise », jugeant le projet de mariage « plutôt positif » et « une opportunité de force stratégique dans le marché de l’optique ».

« Essilor était dans une situation où il fallait prendre des décisions », estime la représentante du syndicat des cadres. Le syndicat prévoit néanmoins que « comme dans beaucoup de fusion, il y (ait) forcément restructuration », ajoutant qu’il serait « vigilant quant aux futures négociations sociales ».

Essilor compte 61.000 salariés contre 80.000 pour l’entreprise italienne. La future entité, dont le siège social sera basé en banlieue parisienne, à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), où est déjà Essilor, pèsera plus de 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

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