Galeries Lafayette: les salariés de province mobilisés contre les discriminations salariales

PARIS, 18 décembre 2015 (AFP) – L’appel à la grève dans les magasins de province et de banlieue des Galeries Lafayette pour protester contre des mesures salariales « discriminatoires » s’est traduit vendredi par de nombreux rassemblements de salariés devant les magasins en régions, selon des sources syndicales.

Dans certains magasins, la mobilisation a concerné « 60% à 70% » du personnel, s’est félicité Frédéric Hacquard (CFDT). Dans d’autres points de vente, en revanche, le mouvement a été beaucoup moins suivi, a-t-il ajouté.

Le responsable syndical a cité comme magasins particulièrement mobilisés ceux de Bordeaux, Belfort, Besançon, Grenoble, Angers, Lorient, Nantes ou Nice. Les salariés se sont rassemblés « en moyenne de midi à 15h30 » devant l’entrée des magasins, avec distribution de tracts.

Selon Patrick Lafond (FO), à Lyon-Bron, le rassemblement, de 14h00 à 16h00, a concerné près de 60% des salariés (plus de 90 sur 160), « toutes générations confondues ». A Bordeaux, 190 salariés se sont mobilisés, a-t-il précisé, citant aussi Biarritz et Grenoble.

Contactée, la direction n’a souhaité faire aucun commentaire.

Cet appel à la grève, à l’initiative de tous les syndicats (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC) – une première selon la CFDT -, faisait suite notamment au versement récent d’une prime de 1.000 euros aux seuls salariés des Galeries Lafayette Haussmann, vaisseau amiral du groupe situé à Paris.

Lors des négociations annuelles obligatoires (NAO), les salariés du magasin Haussmann ont aussi obtenu une augmentation générale de 1%, contre 0,5% pour ceux de tous les autres magasins (Lafayette Gourmet, Montparnasse, banlieue et province, regroupés au sein de l’entité Magasins Galeries Lafayette, MGL).

« La prime de 1.000 euros, c’est vraiment la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », a estimé M. Hacquard.

« 3.000 salariés » sur les quelque 5.700 de l’entité MGL « avaient signé la pétition demandant qu’on leur attribue à eux aussi une prime de 1.000 euros », a ajouté M. Lafond.

Les syndicats demandent un « accord qui garantisse des mesures concrètes et équitables pour l’amélioration des conditions de travail et du pouvoir d’achat des salariés ».

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