Gattaz appelle à « arrêter le compteur » du compte pénibilité

PARIS, 13 juin 2017 (AFP) – Le président du Medef, Pierre Gattaz, a appelé mardi à « arrêter le compteur » du compte pénibilité et à « refonder » le système, que le gouvernement a annoncé vouloir simplifier d’ici la fin de l’année.

« Ce qui a été annoncé sur la pénibilité et le prélèvement à la source ne nous convient pas », a déclaré M. Gattaz lors d’une conférence de presse, estimant que le gouvernement n’avait fait que « repousser le problème ».

« Reculer le mur ne le supprime pas », a-t-il observé.

Le compte pénibilité, pleinement en vigueur depuis 2016, permet aux salariés du privé exposés à au moins un facteur de pénibilité d’engranger des points permettant de partir plus tôt à la retraite, de se former ou de travailler à temps partiel. Mais il est jugé trop complexe par le patronat.

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé le 30 mai se donner jusqu’à la fin de l’année pour simplifier ce dispositif, tout en assurant qu’il ne s’agissait « en aucun cas de revenir sur le principe et en aucun cas de revenir sur les droits qui sont acquis ».

Fustigeant un dispositif « anxiogène », « inapplicable » et qui « coûte une fortune » concernant le compte pénibilité, M. Gattaz a lui aussi jugé qu’il fallait « tout simplifier ».

Mais « notre souhait c’est qu’on réforme la totalité du dispositif et qu’on le refonde, sans doute à l’occasion des discussions sur les retraites en 2018 », a estimé le patron des patrons.

« En attendant, nous demandons instamment au gouvernement d’arrêter le compteur », a-t-il plaidé, réclamant une réponse « le plus vite possible ».

Interrogé sur les pistes du Medef pour réformer le système, M. Gattaz a proposé notamment de supprimer le critère « chimique ». Sur les trois critères concernant l’ergonomie (vibrations, postures, charges lourdes), il a proposé de les remplacer par des « visites médicales » et de la « prévention ».

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