GE Belfort: accord avec l’intersyndicale pour éviter des transferts d’activité

BELFORT, 12 juin 2020 (AFP) – La direction de General Electric et l’intersyndicale du site à Belfort ont annoncé vendredi la signature d’un accord pour éviter des transferts d’activité aux Etats-Unis et en Arabie saoudite, et rattraper le retard lié au Covid-19.

Un accord a été signé « pour rattraper le retard lié au Covid-19, en augmentant de 33.000 heures la capacité du site de Belfort d’ici fin 2020, pour éviter les délocalisations aux Etats-Unis et en Arabie saoudite », a fait savoir l’intersyndicale CFE-CGC et Sud dans un communiqué.

« GE Gas se félicite de l’accord obtenu ce jour avec les organisations syndicales, qui permet de maintenir une part substantielle – plus de 80%, soit 33.000 heures – de la charge à Belfort, suite aux retards accumulés dans ce contexte de crise », a souligné la direction auprès de l’AFP.

Pour l’intersyndicale, « cet accord montre la détermination et la volonté des salariés de se retrousser les manches et de faire les efforts nécessaires pour maintenir et développer l’activité du site de Belfort », par ailleurs visé par un plan social.

« En effet, l’accord prévoit que 20 samedis consécutifs soient travaillés en moyenne par une vingtaine de salariés volontaires, que huit jours de RTT soient reportés en 2021 et qu’un volant d’intérimaires vienne renforcer les équipes jusqu’à la fin de l’année », détaille-t-elle.

La CGT n’a pas signé l’accord, estimant que les propositions de la direction sont « une arnaque complète ».

Début juin, les discussions pour trouver un accord avaient échoué et la direction avait prévu le transfert de près de 30% de l’activité réparation rotor du site belfortain, qui emploie une quarantaine de salariés, aux Etats-Unis et en Arabie saoudite.

« Cette délocalisation aurait significativement dégradé la compétitivité du site de Belfort et donné l’opportunité à d’autres sites de démontrer leur capacité à réaliser les activités du site de Belfort, ce qui aurait mis en péril sa pérennité à moyen terme », selon l’intersyndicale.

La direction de GE Gas a salué « les discussions constructives avec les organisations syndicales » qui ont « pris des engagements nécessaires au maintien de la production ». « Les équipes de GE Gas travaillent désormais à la réalisation de cette production, dans l’intérêt de nos clients », a-t-elle ajouté.

Le site GE de Belfort emploie plus de 4.000 personnes, dont 1.800 dans l’entité des turbines à gaz désormais visée par un plan social de 485 suppressions de postes, contre 792 initialement prévues.

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