GE Hydro/Alstom Grenoble: 3e jour de blocage, premières avancées de la direction

GRENOBLE, 6 octobre 2017 (AFP) – La direction de GE Hydro/Alstom a proposé vendredi des améliorations des conditions de son plan social, au troisième jour de blocage du site de Grenoble où sont menacés 345 des 800 postes, a-t-on appris auprès des deux parties.

Une réunion de « concertation » s’est tenue dans la matinée à la préfecture, en terrain neutre, à l’initiative de la direction, qui avait refusé de siéger au comité central d’entreprise (CCE) la veille tant que le site était bloqué par des grévistes.

« De nouvelles propositions de mesures d’accompagnement pour nos salariés ont été présentées. Nous sommes satisfaits de cette reprise du dialogue », a communiqué la direction, qui dit « avoir lancé une procédure en référé auprès du tribunal de Grenoble » pour amener un retour à la normale.

« Le site de Grenoble reste pour l’heure bloqué (…) La poursuite des négociations ne pourra avoir lieu que si le site est débloqué permettant ainsi aux personnes qui le souhaitent de reprendre le travail dans des conditions de sécurité normales », a poursuivi la direction.

De son côté, l’intersyndicale (CFE-CGC, CFDT, CGT) a informé les salariés des « trois malheureux points » revus à la hausse : la durée de la période de départs volontaires (passée de 60 à 90 jours) avec un système de primes dégressives; l’allongement de 2 mois des congés de reclassement (de 10 à 12 mois, et de 12 à 14 mois pour les séniors) et enfin le relèvement de 10 points à 75% de la rémunération durant le reclassement.

« Ce n’est vraiment pas grand chose mais ils viennent d’allumer la lumière ! », a déclaré à l’AFP Thibault Cholat (CFDT), au nom de l’intersyndicale.

Cette dernière avait dénoncé depuis le lancement du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) le 19 juillet dernier les conditions a minima proposées par GE Hydro, réclamant « une base décente de négociation au regard des profits de GE ».

D’autant que l’entreprise a provisionné « 70 millions d’euros » pour ce plan social « soit 260.000 euros par personne si on considère les 345 postes que la direction veut supprimer », a souligné M. Cholat. « Là, ils nous proposent 10 fois moins que ce qu’ils pourraient payer ».

Les salariés grévistes devaient décider en fin de journée de poursuivre ou non le blocage de l’entreprise.

sla/dfa/mm