General Electric renouvelle son engagement de créer 1.000 emplois en France

 

28/01/2016 – GRH et formation

PARIS, 27 janvier 2016 (AFP) – General Electric a renouvelé mercredi auprès de François Hollande son engagement de créer 1.000 emplois nets en France d’ici à la fin 2018, malgré les licenciements prévus dans les activités énergétiques du groupe français Alstom, qu’il vient de racheter.

« Jeffrey Immelt, PDG de GE, (…) a renouvelé l’engagement de GE de créer 1.000 emplois nets sous trois ans », a indiqué le conglomérat américain dans un communiqué diffusé à l’issue de la rencontre dans l’après-midi avec le président de la République.

GE s’est ainsi engagé à compenser les 765 postes qui devraient être supprimés en France dans le cadre d’un plan de restructuration prévoyant la suppression de 6.500 emplois dans le périmètre des activités énergétiques d’Alstom en Europe, où le secteur est déprimé.

Les syndicats évoquent de leur côté la suppression de 10.000 postes dans le monde, un chiffre que GE n’a pas confirmé.

L’industriel américain avait accepté de créer 1.000 emplois nets en France pour obtenir l’aval du gouvernement français au rachat du pôle énergie d’Alstom, que le groupe américain avait dû longuement et âprement négocier au printemps 2014. L’acquisition, la plus importante dans l’histoire de GE, avait été finalisée le 2 novembre 2015 pour 9,7 milliards d’euros.

Au total, 1.765 emplois seront donc créés dans l’Hexagone, avec un « retour à l’équilibre initial » prévu début 2017, a précisé le groupe.

Lors de cette rencontre, à laquelle participaient également le PDG de GE Europe Mark Hutchinson, et la PDG de GE Europe Clara Gaymard, le dirigeant du conglomérat a ainsi confirmé « la création immédiate » d’un centre d’excellence numérique à Paris, qui comptera à terme 250 salariés.

Il a aussi rappelé le souhait du groupe de renforcer Belfort comme « site de production et d’ingénierie de premier plan (centre d’excellence mondial du 50 hertz) », selon le communiqué.

En septembre dernier, GE avait annoncé la relocalisation sur ce site de 500 emplois américains dans la fabrication de turbines à gaz de 50 Hz, grâce à une promesse de soutien au financement à l’export de l’assureur-crédit Coface.

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