Grand débat: Édouard Philippe recevra syndicats et patronat mercredi

PARIS, 1 février 2019 (AFP) – Édouard Philippe recevra syndicats et patronat mercredi pour évoquer leur place dans le grand débat national, a indiqué Matignon, confirmant une information de l’Opinion.

Une invitation a été adressée aux partenaires sociaux, a confirmé le cabinet du Premier ministre.

Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, s’y rendra, accompagné de la numéro deux, Marylise Léon, de même que le président de la CFTC, Philippe Louis, et le secrétaire général de l’Unsa, Luc Bérille.

La CGT, qui avait boycotté un premier rendez-vous en janvier avec Edouard Philippe pour préparer le grand débat auquel elle refuse de participer, décidera lundi si elle donnera suite à l’invitation, de même que Solidaires.

La CFE-CGC a assuré ne pas avoir reçu d’invitation de Matignon et ne prévoit donc pas à ce stade d’y aller. Force ouvrière n’avait pas répondu vendredi après-midi.

La participation des syndicats au grand débat est pour l’heure restée limitée, en dehors de quelques initiatives de la CFDT. Les partenaires sociaux veulent surtout être associés aux initiatives prises à la sortie du grand débat en mars-avril.

Le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, a ainsi proposé qu’à l’issue du débat les organisations syndicales, patronales, et les associations organisent « une sorte de Grenelle du pouvoir de vivre ».

La CGT a, elle, appelé à manifester mardi pour faire « le grand débat sur le bitume ».

L’invitation à Matignon arrive aussi avec en toile de fond les difficiles renégociations de l’assurance chômage entre patronat et syndicats.

Le Medef, qui avait claqué lundi la porte de la négociation pour protester contre les déclarations d’Emmanuel Macron sur le « bonus-malus » sur les contrats courts, a annoncé jeudi qu’il revenait à la table des discussions.

Mercredi à l’Assemblée nationale, Édouard Philippe avait appelé le patronat à revenir, disant sa « confiance » dans les partenaires sociaux à parvenir à un accord. Le Premier ministre avait adressé un signe en s’abstenant de prononcer le mot de « bonus-malus », qui ne figure pas non plus explicitement dans la « lettre de cadrage » du gouvernement.

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