Grandes entreprises: plus d’un dirigeant sur deux prêt à verser une prime exceptionnelle

PARIS, 14 janvier 2019 (AFP) – Plus d’un dirigeant sur deux (56%) de grande entreprise est disposé à verser une prime exceptionnelle à ses salariés pour endiguer la crise des « gilets jaunes », et deux tiers d’entre eux (68%) sont satisfaits des mesures prises par le gouvernement, révèle lundi un baromètre d’Eurogroup Consulting.

Selon ce 12e baromètre des grandes entreprises françaises, 48% des dirigeants sont inquiets de l’impact du mouvement sur leur activité et 44% envisagent de revoir la politique de responsabilité sociale et environnementale (RSE) de leur entreprise.

Chez ceux qui envisagent de verser une prime, le pourcentage de patrons prêts à repenser leur RSE monte même à 57%. A l’inverse, 27% seulement de ceux qui n’ont pas prévu d’octroyer d’aide directe à leurs salariés annoncent qu’ils réfléchiront à leur responsabilité sociale.

« Les dirigeants inquiets étaient plus nombreux à être satisfaits des propositions du gouvernement pour sortir de la crise des gilets jaunes. Mais ils étaient moins enclins à participer à l’effort demandé en versant une prime exceptionnelle à leurs salariés. Les dirigeants décidés à verser une prime se déclarent nettement plus sensibilisés à la responsabilité sociale et environnementale », constate encore l’enquête.

Plusieurs grands groupes ont accepté de verser une prime exceptionnelle de fin d’année à leurs employés, répondant au souhait du président de la République qui a également annoncé début décembre plusieurs mesures chiffrées à 10 milliards d’euros environ pour répondre aux revendications des « gilets jaunes », mobilisés désormais depuis deux mois.

Parmi ces groupes figurent Michelin, la SNCF, Total, Publicis, Dassault ou encore les géants du luxe LVMH, Kering et Hermès.

Le baromètre d’Eurogroup Consulting comprend deux volets: une enquête réalisée dans sa globalité auprès de plus d’une centaine de grandes entreprises, dont 20% du CAC 40, interrogées du 7 novembre au 8 décembre. Et un « focus » « gilet jaunes », mené du 18 au 21 décembre, auquel seule la moitié des entreprises a accepté de répondre.

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