Grève dans l’usine LU à La Haye-Fouassière après le licenciement d’un salarié

NANTES, 18 juin 2019 (AFP) – La production de biscuits dans l’usine LU à La Haye-Fouassière, près de Nantes, est perturbée suite à un appel à la grève lancé en soutien à un salarié licencié, a-t-on appris mardi de source syndicale.

« On trouve que la sanction est inappropriée par rapport aux faits reprochés, que c’est plus un exemple fait par le nouveau directeur qui veut montrer ses muscles et envoyer un message clair », a déclaré à l’AFP Fabrice Defoort, délégué CGT, syndicat majoritaire de l’usine.

Un ouvrier de 41 ans, dont 17 années d’ancienneté au sein de l’entreprise, a été licencié pour des manquements aux règles de sécurité, notamment l’absence de « bouchons d’oreilles », alors qu’il n’avait jamais reçu de mise à pied, selon la CGT, qui déplore « le niveau de la sanction ».

Ce salarié, adhérent à la CGT, travaillait à la fabrication des biscuits. « Au bout de 17 ans de loyaux services rendus à la société, il n’a même pas eu le droit de rentrer, en donnant sa pièce d’identité, pour me faire lire sa lettre de notification, au local (syndical, ndlr) qui est à l’extérieur du site », a fustigé M. Defoort.

La production a été totalement interrompue lundi après-midi, rencontrait de fortes perturbations mardi après-midi avec des débrayages successifs des équipes, qui doivent se poursuivre demain, a-t-il indiqué. La CGT demande la réintégration du salarié licencié.

Sollicitée par l’AFP, la direction n’a pas donné suite à ce stade.

Cette usine LU compte quatre lignes de production: crackers (Belin), biscuits du petit-déjeuner (BelVita), biscuits secs (Petit Beurre) et les gaufrettes Paille d’Or.

Les biscuits LU, dont l’iconique « Petit Beurre », emblème du patrimoine nantais, ont été créés par Louis Lefèvre-Utile (1858-1940), industriel visionnaire et stratège de la réclame. Depuis 2007, la marque appartient au groupe agroalimentaire américain Mo