Grève suivie dans l’énergie contre le gel du salaire de base

PARIS, 31 janvier 2017 (AFP) – Les salariés de l’énergie, appelés à l’action et à la grève mardi par tous les syndicats pour demander une « véritable » négociation sur le salaire de base, gelé pour 2017, se sont fortement mobilisés, notamment chez EDF et Engie, a-t-on appris de sources concordantes.

Dans les deux plus grosses entreprises du secteur, plus d’un quart des salariés étaient en grève. La direction d’EDF en a recensés 26,70% sur la journée. Du côté d’Engie et ses filiales, 28,8% de grévistes ont été dénombrés sur le périmètre France.

Selon la FNME-CGT, « c’est massivement sur tout le territoire national, toutes entreprises et toutes catégories socioprofessionnelles confondues, que les électriciens et gaziers ont marqué leur ras-le-bol ».

La CGT cite, dans un communiqué, « de multiples rassemblements régionaux, 6.000 MW de baisses de production dans le nucléaire, plus de 2.000 MW dans l’hydraulique », des sites « occupés, bloqués et dans le +noir+ ». Selon le syndicat, des assemblées générales ont voté pour la reconduction du mouvement mercredi.

A l’origine d’un appel commun, les cinq fédérations syndicales représentatives de la branche des industries électriques et gazières (IEG, près de 150.000 salariés dans 163 entreprises, dont EDF, Enedis, RTE, Engie SA, GRDF…) dénoncent le gel « historique » du salaire national de base de la branche.

Après +0,3% en 2015 et +0,2% en 2016, les employeurs ont décidé de reconduire en 2017 à l’identique la valeur de ce salaire sur lequel est indexée la grille dans les IEG, une « injure » aux salariés pour les fédérations CGT, CFE-CGC, CFDT, FO et CFTC.

Première force syndicale de la branche, la CGT avait déjà appelé les salariés à se mobiliser le 17 janvier.

SUD-Energie (non représentatif) avait aussi appelé les salariés à « rejoindre le mouvement » afin de donner « un coup d’arrêt à la politique d’austérité intenable » des employeurs des IEG.

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