Groupe Flo contrôlé par Groupe Bertrand: les représentants des salariés pas rassurés

PARIS, 26 avril 2017 (AFP) – Les représentants des salariés du groupe de restauration Groupe Flo se sont montrés mercredi pas totalement rassurés par l’accord annoncé la veille prévoyant le passage de ses établissements (Hippopotamus, Tablapizza, brasseries) sous le contrôle de son concurrent le Groupe Bertrand, a-t-on appris de source syndicale.

« La signature d’un protocole d’accord » avec Groupe Bertrand, annoncée la veille par Groupe Flo, a été confirmée mercredi au comité de groupe, a indiqué à l’AFP la CGT. « La procédure prendra cinq à six mois » pour être finalisée, selon les informations données aux représentants des salariés.

Le groupe a annoncé mardi avoir conclu un accord de restructuration de sa dette prévoyant son passage sous le contrôle du Groupe Bertrand, propriétaire de Quick, des brasseries Lipp et Procope, de l’hôtel Saint James et principal actionnaire de Burger King France.

Le Groupe Bertrand reprend « tout le périmètre, il n’y a aucune suppression » d’emplois prévue dans l’immédiat, a dit la CGT, qui n’est pas pour autant rassurée. Après, c’est avec Groupe Bertrand que « ça va se jouer », a souligné le syndicat. Groupe Flo emploie près de 4.100 personnes dans ses 316 établissements.

Dans un premier temps, les interrogations concernent le siège de Groupe Flo, où travaillent près de 150 personnes, en raison de probables doublons (services paie…), selon le syndicat.

La suite va dépendre aussi des investissements que fera le repreneur, observe la CGT, en rappelant que les difficultés de Groupe Flo sont « dues à un manque d’investissements depuis des années » dans ses restaurants. Le syndicat souligne aussi que Groupe Bertrand « rachète sous LBO » (rachat par endettement), un montage qui peut avoir des résultats « désastreux ».

La mise sous mandat ad hoc de Groupe Flo depuis novembre dernier avait inquiété les salariés et, devant le « mutisme » de la direction, les élus du comité de groupe avaient saisi la justice pour obtenir une information « complète et loyale » sur sa situation économique, et notamment sur les négociations avec des acquéreurs potentiels.

Le tribunal de grande instance de Nanterre doit rendre sa décision ce mercredi.

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