Groupe LDLC va mettre en place la semaine de 4 jours, avec augmentation de salaire

LYON, 1 juillet 2020 (AFP) – Groupe LDLC, le vendeur en ligne d’équipements de haute technologie, va mettre en place en 2021 la semaine de quatre jours, sans renoncer aux augmentations de salaire prévues, a-t-on appris mercredi auprès de l’entreprise.

L’annonce, évidemment bien accueillie en interne, en a été faite sur Yammer, le réseau social de l’entreprise, par le fondateur Laurent de la Clergerie.

« Quand je fais mes calculs, je pense qu’à la fin tout le monde est content et que tout le monde en sort gagnant », salariés comme entreprise, a indiqué M. de la Clergerie, réitérant à l’AFP des propos tenus au quotidien régional Le Progrès.

Le patron du groupe basé à Limonest (métropole de Lyon) a précisé que dans ce cadre la durée quotidienne du travail ne dépassera pas huit heures. « Aller au-delà de huit heures, ce n’est pas possible. »

« Comme chaque année, il y aura une augmentation de salaire et ce n’est pas parce qu’on passe aux 32 heures (hebdomadaires) qu’il n’y en aura pas l’an prochain », a-t-il par ailleurs précisé.

Pour expliquer cette initiative, M. de la Clergerie a indiqué avoir lu il y un an « un article sur une expérience de Microsoft au Japon qui avait été bénéfique ».

Il y a deux ans, Groupe LDLC avait connu une phase difficile qui l’avait empêché de respecter certaines des conditions posées par ses banques. Il s’est depuis désendetté et a retrouvé le chemin de la croissance, « avec le coup de pouce supplémentaire » donné par l’épidémie de Covid-19 qui a dopé les ventes de produits électroniques.

L’action Groupe LDLC, qui était tombée à 6,2 euros il y a un an, a plus que triplé depuis pour s’établir mardi soir à 22,00 euros. A ce prix, l’ensemble de la société était valorisée à 139 millions d’euros.

fga/ppy/tes