Guerini (LREM) propose un « chèque déconfinement » pour les « plus précaires »

PARIS, 20 mai 2020 (AFP) – Le patron de La République en marche Stanislas Guerini a proposé la création d’un « chèque déconfinement » destiné « aux familles les plus précaires » et l’instauration d’une « prime à l’embauche » des jeunes, mercredi dans un entretien au Monde.

« Pour soutenir ceux qui en ont le plus besoin, je propose que l’on crée un +chèque déconfinement+, utilisable en France, sur une durée limitée », afin de « ne laisser personne sur le bord du chemin », recommande le délégué général de LREM, sans en préciser les détails.

Estimant que la crise sanitaire du coronavirus « a exacerbé les fractures » au sein de la société, M. Guerini met sur la table un certain nombre de mesures sociales, en plaidant pour des « investissements publics dans des domaines-clés, comme l’éducation, la culture, l’environnement et la santé ».

Mais dans l’immédiat « il faut tout faire pour protéger les emplois », fait-il valoir, en insistant sur le cas des jeunes.

« Pour éviter d’avoir une génération sacrifiée, une prime à l’embauche les concernant est nécessaire, ainsi que l’ouverture du RSA (revenu de solidarité active) pour les moins de 25 ans », préconise-t-il.

« En parallèle, pour valoriser l’emploi durable de l’ensemble des salariés, je plaide pour un dispositif d’exonération de charges pour la signature de tout premier CDI, quel que soit le salaire », ajoute-t-il.

Concernant les entreprises, M. Guerini plaide également pour une généralisation de l’intéressement et pour la création d’un « +livret R+ comme +reconstruction+ pour inciter les Français à rediriger leur épargne vers nos petites entreprises ».

Enfin, au-delà d’une augmentation directe des salaires des « soignants », des « enseignants » et des « chercheurs », érigée au rang de « priorité », le député de Paris exhorte à une meilleure « reconnaissance » de ces « métiers essentiels », « par exemple en leur donnant un accès prioritaire en matière de logement social ou de crèche ».

Dans le même temps, La République en marche a affirmé mercredi dans un communiqué sa volonté de faire des « questions d’égalité femmes-hommes » la « grande cause de la reconstruction ». Le parti présidentiel remettra donc des propositions en ce sens, autour de la « parité, la place des femmes dans les processus de décisions, la revalorisation des métiers féminisés, la lutte contre les violences conjugales et les violences sexuelles ».

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