Hamon veut mettre la pénibilité « au coeur de toute réforme des retraites »

PARIS, 3 mars 2017 (AFP) – Benoît Hamon, candidat socialiste à la présidentielle, a affirmé vendredi vouloir mettre la pénibilité « au coeur de toute réforme des retraites », « plutôt que de jouer sur le travailleur du privé contre le travailleur du public ».

« La priorité des priorités, plutôt que jouer sur le travailleur du privé contre le travailleur du public, c’est de considérer que la pénibilité doit être au coeur de toute réforme des retraite », a déclaré M. Hamon sur BFMTV et RMC.

Son adversaire à la présidentielle Emmanuel Macron veut lui créer « un vrai système universel de retraite » et mettre fin dans ce domaine aux inégalités entre fonctionnaires et salariés du privé.

M. Hamon a quant à lui écarté l’idée d’une suppression des régimes spéciaux de retraite. « Non, ce n’est pas aujourd’hui ma proposition », a-t-il répondu.

« J’insiste sur la pénibilité comme le cœur aujourd’hui d’une réforme de justice en matière de retraite », a-t-il répété.

« On doit se concentrer non pas sur l’âge légal et la durée de cotisation pour tous, ce n’est pas ma priorité aujourd’hui, mais sur les conditions de départ de ceux qui ont eu les métiers les plus pénibles », a développé l’ancien ministre de l’Éducation.

M. Hamon a par ailleurs précisé sa proposition de « garantie service public universelle ». Il s’agit, a-t-il dit, d’assurer à tous les Français « un panier » de « services publics fondamentaux » accessibles « à moins de 30 minutes », comme un médecin, un accueil de jour Alzheimer, ou encore une crèche municipale, a-t-il cité.

« Je souhaite que ce droit soit inscrit dans la loi et opposable à toute fermeture de service public », a affirmé le candidat.

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