Hollande: le budget du service civique passera de 300 millions d’euros à 1 milliard en 2018

 PARIS, 11 janvier 2016 (AFP) – François Hollande a annoncé lundi que le budget du service civique passerait de « 300 millions d’euros aujourd’hui » à « plus d’un milliard d’euros en 2018 », afin qu’il puisse accueillir « près de 350.000 jeunes par an » d’ici trois ans.

Le chef de l’Etat a rappelé, lors de ses voeux à la jeunesse et aux forces de l’engagement, prononcés dans le grand auditorium de Radio France, avoir souhaité le 31 décembre la « généralisation » du service civique.

Créé il y a cinq ans, il « mobilise aujourd’hui à peine 70.000 jeunes de 16 à 25 ans ».

« D’ici trois ans, il devra accueillir la moitié d’une classe d’âge, près de 350.000 jeunes par an, au lieu d’à peu près 120.000 cette année », a-t-il ajouté. « Il va falloir changer de dimension, augmenter le budget, qui passera de 300 millions aujourd’hui à plus d’un milliard en 2018 ».

M. Hollande a également dit vouloir « renforcer » l’agence du service civique, qui deviendra un « Haut commissariat à l’Engagement, placé directement auprès du Premier ministre ».

Il a salué l’action de François Chérèque à la tête du service civique, qui avec de petits moyens a réussi la « prouesse » de le développer.

Afin de « multiplier » les missions et accueillir tous les jeunes qui souhaitent faire un service civique, proposer des missions deviendra « une obligation pour les administrations, les ministères, les collectivités », avec « même des quotas décidés par ministères, par départements », a ajouté le président de la République.

« Les grandes entreprises publiques, pourquoi pas Radio France, pourront être mobilisées », ainsi que les « grandes agences de l’Etat », a-t-il ajouté, citant aussi hôpitaux, maisons de retraites, établissements pour personnes handicapées, et « l’ensemble des établissements qui reçoivent du public ».

Actuellement on compte quatre demandes par mission proposée.

Dans un communiqué, Unis-Cité, association pionnière dans le service civique, a salué cette décision et estimé l’objectif de généralisation « atteignable à au moins deux conditions: que l’Etat finance l’accompagnement des acteurs de terrain et que la mixité sociale soit garantie ».

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