Hollande: une « fléxisécurité à la française » pour entreprises et salariés

PARIS, 11 février 2016 (AFP) – François Hollande a souhaité jeudi sur France 2 et TF1 mettre en place une « flexisécurité à la française » instaurant « une souplesse » pour permettre aux entreprises d’embaucher et « une sécurité pour les salariés qui peuvent connaitre des mutations ».

Interrogé sur le chômage qui ne cesse d’augmenter, comme la dette, le président de la République s’est défendu de vouloir agir « par calcul politique ».

Concernant le chômage, « il est là et il augmente. Et même si le rythme de la progression est moins élevé, c’est insupportable », a-t-il dit, en rappelant la prochaine réforme du code du travail, préparée par la ministre Myriam El Khomri.

« La durée du travail, le contrat de travail, le SMIC, tout cela fait partie de nos fondamentaux mais c’est vrai que c’est trop lourd », a-t-il dit. François Hollande a souhaité « souplesse et sécurité: souplesse pour les entreprises pour embaucher, et sécurité pour les salariés qui peuvent connaitre des mutations ».

Cela se traduira, a-t-il poursuivi, « par une loi qui va donner aux entreprises les moyens de pouvoir s’adapter. Les accords d’entreprise auront plus de place et on va introduire les référendums d’entreprise » à l’initiative des syndicats, a-t-il ajouté, confirmant les récentes annonces de Mme El Khomri.

« Ce sera une +flexisécurité+ à la française cette fois-ci. Nous pouvons instaurer un modèle au-delà de 2017 », a-t-il assuré, évoquant aussi son engagement à former « 500.000 » chômeurs supplémentaires.

Il s’est défendu de vouloir faire baisser les statistiques du chômage d’ici le scrutin de 2017. Une formation « ne dure pas pendant 14 mois » mais pendant « un mois, deux mois, trois mois ».

« Là aussi je n’ai pas de calcul, mais il faut en terminer avec situation française où la durée du chômage est la plus longue et la durée des formations proposées est la plus courte », a-t-il ajouté.

« Entre ceux qui veulent ne rien faire, et ceux qui veulent tout défaire, nous allons bien faire », a-t-il dit.

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