Hôpital: Buzyn présentera un « plan de soutien » en novembre

PARIS, 23 octobre 2019 (AFP) – Un « plan de soutien » pour l’hôpital sera « présenté dans le courant du mois de novembre » et « il y aura évidemment des moyens associés », a indiqué mercredi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

« Je prépare un plan pour l’hôpital public et l’hôpital en général (…) un plan de soutien parce qu’il faut réinvestir », a-t-elle déclaré sur BFM TV et RMC.

Ce nouveau plan visera en premier lieu à assurer « un meilleur investissement courant », car « les gens ont besoin de travailler dans des conditions acceptables, avec des nouveaux matériels, avec des brancards qui ne sont pas cassés ».

« Ca rend les soignants fous de travailler avec des conditions dégradées », a-t-elle expliqué.

L’objectif sera aussi de renforcer « l’attractivité de l’hôpital, qui est aujourd’hui clairement déficitaire en personnels », a-t-elle poursuivi, affirmant qu’actuellement « beaucoup de lits sont fermés faute de personnel ».

Pour y remédier, Mme Buzyn a à nouveau évoqué « la revalorisation des salaires, notamment en début de carrière », ainsi que d’autres pistes ciblant « les métiers en tension » ou encore « les grandes métropoles où il y a des difficultés de logement particulières ».

Ce plan fera l’objet de discussion avec « tous les acteurs » du monde hospitalier: directeurs d’hôpitaux, médecins, syndicats, élus, parlementaires.

« Je vais rencontrer tout le monde pour proposer un certain nombre d’axes, je vais voir leurs réactions et il sera présenté dans le courant du mois de novembre », a-t-elle ajouté.

« Il y aura évidemment des moyens associés », a-t-elle assuré sans avancer de montant.

Ces déclarations ont été diversement accueillies à l’Assemblée nationale, où l’examen du budget 2020 de la Sécu a repris en début d’après-midi.

Jean-Carles Grelier (LR) a ainsi fait un rappel au règlement pour s’offusquer que la ministre « annonce un plan pour l’hôpital dans une interview télévisée », le député de la Sarthe dénonçant « une mauvaise manière ».

A gauche, en revanche, Adrien Quatennens (LFI) a dit sa « surprise » et sa « satisfaction » de savoir qu’il restait des marge de manoeuvre dans « la besace », tandis que Pierre Dharréville (PCF) a exprimé son intérêt pour des mesures « dont nous pourrions décider ensemble ».

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