Hôpital: Buzyn reverra les médecins démissionnaires « mi-mars »

PARIS, 5 février 2020 (AFP) – En pleine vague de démissions des médecins chefs hospitaliers, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a indiqué mercredi qu’elle recevrait leurs représentants « mi-mars », après le versement de nouvelles primes, pour « voir s’il y a d’autres mesures nécessaires ».

Plus de 500 praticiens ont renoncé à leurs fonctions administratives et d’encadrement – tout en continuant à assurer les soins – depuis le 27 janvier, selon un décompte du Collectif Inter-Hôpitaux (CIH) arrêté mardi soir. Plus d’une centaine d’autres démissions étaient attendues mercredi, notamment en Seine-Saint-Denis.

Lors d’un premier entretien le 17 janvier, « j’ai déjà annoncé à tous les médecins qui font part de leur désarroi par cette démission administrative que je les reverrai en mars », a déclaré Mme Buzyn sur RMC et BFMTV.

Une nouvelle journée de grève et de manifestation est pourtant prévue le 14 février, à l’appel du CIH, du Collectif Inter-Urgences et de tous les syndicats de la fonction publique hospitalière.

Mais la ministre de la Santé estime avoir déjà répondu à leurs demandes avec le plan « Investir pour l’hôpital » présenté en novembre.

« Je veux d’abord qu’on fasse un état des lieux de la façon dont les réformes s’appliquent, notamment les primes pour les personnels », a-t-elle expliqué.

Selon elle, « 200.000 personnels hospitaliers vont recevoir une prime de 100 euros net par mois » en février, avec « un rattrapage sur le mois de janvier », et pourront ainsi constater « que les mesures sont effectives ».

Par ailleurs, une « enveloppe de 150 millions d’euros » a été « déléguée » aux établissements publics en début d’année « pour que les conditions de travail s’améliorent ».

« Il faut maintenant que les équipes s’en emparent et fassent remonter leurs demandes aux directeurs d’hôpitaux pour avoir le matériel dont ils ont besoin », a ajouté Mme Buzyn.

Son prochain rendez-vous « avec les médecins hospitaliers mi-mars » servira à « voir s’il y a d’autres mesures nécessaires », en particulier « autour de la gouvernance des hôpitaux », la ministre considérant qu’il faut la « retravailler » pour « donner beaucoup plus la main aux professionnels médicaux ».

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