Hôpitaux: les syndicats appellent à une nouvelle grève le 2 juillet

PARIS, 19 juin 2019 (AFP) – L’intersyndicale CGT-FO-SUD a appelé mercredi les personnels de l’ensemble des établissements de santé à une journée de « mobilisation » le 2 juillet ainsi qu’à une « intensification » de la grève en cours aux urgences, pour obtenir des hausses d’effectifs et de salaires.

Avec cette journée de mobilisation faisant suite à celle du 11 juin, les trois organisations entendent de nouveau « élever le rapport de force » dans un contexte de « multiplication des conflits » aux urgences mais aussi en psychiatrie ou dans les maisons de retraite, expliquent-elles dans un tract.

Pour « déverrouiller les cordons de la bourse », elles appellent à un rassemblement devant le ministère des Finances à Paris, où se tiendra le rendez-vous salarial annuel de la Fonction publique.

Elles seront rejointes par le collectif Inter-urgences, qui avait décidé dès lundi d’appeler à une manifestation nationale le 2 juillet.

Mercredi, ce collectif de soignants non syndiqués revendiquait 131 services en grève dans toute la France, après trois mois de mobilisation aux urgences.

« Attributions de financements supplémentaires », « arrêts de fermetures de services » et de « lits », « augmentation des salaires », « abandon des projets de loi » sur la santé et la fonction publique… Les revendications de l’intersyndicale n’ont pas changé depuis le précédent appel à une grève nationale le 11 juin.

Quant à la question spécifique des urgences, « les récentes déclarations de la ministre » de la Santé Agnès Buzyn « ne répondent pas » aux attentes des professionnels, estime-t-elle.

Après trois mois de grève, la ministre a promis vendredi de débloquer 70 millions d’euros pour les urgences, notamment pour financer des primes, les grévistes réclamant de leur côté « des effectifs en personnel supplémentaires, des lits en aval nécessaires pour le +zéro patient sur les brancards+ et une revalorisation » immédiate de leur salaire, selon les syndicats.

Le 11 juin, une centaine de personnes s’étaient rassemblées devant le ministère de la Santé à l’appel de l’intersyndicale.

Le 6, plus de 200 personnes avaient défilé dans la capitale à l’appel du collectif Inter-Urgences.

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