HSBC: la moitié des emplois déplacés de Londres à Paris concerneront des Français

LONDRES, 21 février 2017 (AFP) – Le directeur général de HSBC a annoncé mardi que plus de la moitié du millier d’emplois que la banque britannique s’apprête à déplacer de Londres à Paris concerneraient des Français, au moment où le Royaume-Uni s’apprête à actionner les négociations sur le Brexit.

A l’occasion de la présentation de ses résultats annuels mardi, ce géant bancaire mondial a répété qu’il prévoyait de déplacer un millier de postes depuis Londres vers Paris progressivement au cours des deux prochaines années, selon l’avancée des négociations sur la sortie britannique.

« Un millier d’emplois ne pourront plus légalement demeurer au Royaume-Uni une fois que ce pays aura quitté le marché unique européen et devront être déplacés dans un autre pays de l’UE », a précisé le directeur général de la banque, Stuart Gulliver, lors d’une conférence téléphonique.

« Pour nous, ce pays c’est la France, car nous avons en France une banque universelle qui a toutes les licences » pour exercer les différents métiers bancaires, a précisé le dirigeant. La banque emploie actuellement près 9.500 salariés en France.

D’après le directeur général, HSBC devrait être l’une des dernières parmi les banques à concrètement déplacer des emplois hors du Royaume-Uni dans le cadre du Brexit, vu que cette opération sera pour elle relativement simple à accomplir.

« Parmi le millier d’emplois, probablement plus de la moitié concerneront des Français qui travaillent à Londres et retourneront chez eux », a poursuivi M. Gulliver, interrogé sur d’éventuelles mesures d’accompagnement prévues autour de ces mouvements.

Il a toutefois tenu à rassurer sur l’engagement britannique de la banque, où cette dernière conservera 42.000 employés – notamment pour son siège mondial et pour ses activités spécifiquement britanniques.

« Je pense que Londres demeurera le centre financier dominant » en Europe, a jugé le numéro un exécutif de HSBC, qui dispose aussi d’activités à New York mais surtout à Hong Kong et en Extrême-Orient en général.

La plupart des grandes banques ont prévenu néanmoins qu’elles réfléchissaient à déplacer certaines activités et les emplois qui vont avec sur le continent à cause du Brexit. Plusieurs places financières, dont Paris, mais aussi Francfort, Luxembourg, Amsterdam ou encore Dublin, cherchent à attirer une partie de ces transferts.

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