Hypermarchés: E. Leclerc ne souhaite pas la généralisation du travail dominical

PARIS, 10 janvier 2017 (AFP) – Le patron du groupement de distributeurs indépendants E. Leclerc a indiqué mardi qu’il ne souhaitait pas une généralisation du travail dominical dans les hypermarchés.

« Globalement, on a décidé (de dire) non » à l’ouverture des magasins Leclerc le dimanche, a déclaré au micro de RMC et BFMTV Michel-Edouard Leclerc, qui a toutefois reconnu que certains de ses centres étaient déjà ouverts ce jour-là.

« On a peut-être 15-20% de centres Leclerc qui sont ouverts le dimanche matin », a relevé le patron du groupement. « Il y aurait bien quelques centres Leclerc qui, dans certaines zones, voudraient pouvoir ouvrir. Mais globalement on a décidé (de dire) non. »

« Nous ne suivrons pas Carrefour dans ses demandes », a affirmé M. Leclerc en ajoutant: « La loi (sur le travail dominical) nous va. »

La loi autorise les commerces alimentaires à ouvrir jusqu’à 13H00.

Carrefour mène notamment des négociations avec les partenaires sociaux pour avoir la possibilité d’ouvrir ses hypermarchés les dimanches matin, mais assure ne pas vouloir généraliser l’ouverture ce jour-là. « On n’a pas la volonté d’ouvrir tous les hypermarchés, tous les dimanches matin, cela dépendra de l’environnement et de la demande des clients », a déclaré à l’AFP une porte-parole de Carrefour la semaine dernière.

Michel-Edouard Leclerc avance des arguments sociaux et économiques pour justifier sa position. « Nos salariés ont le droit non seulement d’avoir un jour de repos mais un jour de repos en famille », a-t-il déclaré, ajoutant: « Il n’y a pas assez de gâteau pour nourrir tous ces magasins ouverts le dimanche avec des salaires surpayés ».

L’ouverture des grandes surfaces le dimanche fait actuellement l’objet de vives discussions.

La CFDT de Carrefour a appelé vendredi à « des actions de débrayage et de tractage dans les hypermarchés » à partir de mardi pour s’opposer à la « banalisation du travail dominical ».

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