Indemnités de licenciement: le projet « ne bougera pas » (Pénicaud)

PARIS, 19 septembre 2017 (AFP) – La revalorisation des indemnités de licenciement restera limitée aux 10 premières années d’ancienneté, a confirmé mardi la ministre du Travail Muriel Pénicaud, évoquant « un malentendu » avec les syndicats demandeurs d’une hausse de 25% pour tous les salariés licenciés.

Le projet de revaloriser de 25% les indemnités légales de licenciement jusqu’à 10 ans d’ancienneté, et non au-delà, « ne bougera pas », a assuré la ministre sur franceinfo.

Interrogée sur un tweet du secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, exigeant « le respect de (son) engagement » d’augmenter de 25% ces indemnités « pour tous », quelle que soit l’ancienneté, Mme Pénicaud a plaidé le « malentendu ».

Avec les syndicats, « on a discuté de centaines de sujets depuis trois mois » dans le cadre de la réforme du code du travail et, « sur ce sujet, il y a eu, honnêtement, un manque de communication puisque certains » avaient « compris » l’évolution prévue et d’autres non, a justifié la ministre.

Selon un projet de décret, l’indemnité de licenciement doit s’établir à un quart de mois de salaire par année d’ancienneté, jusqu’à 10 ans. Cela représente une hausse de 25% par rapport à la situation actuelle (1/5 de mois de salaire par année d’ancienneté).

Mais au-delà de 10 ans, l’indemnité est maintenue à un tiers de mois de salaire par année d’ancienneté.

Les indemnités n’ont pas « été augmentées depuis 2008 », a souligné la ministre, rappelant que « 70% » des salariés licenciés l’étaient avant 10 ans d’ancienneté.

La hausse prévue représentera « une sécurité beaucoup plus grande pour tous les salariés », a-t-elle insisté, précisant que les montants augmenteraient mécaniquement pour « tous ceux qui seront licenciés ».

Par ailleurs, la ministre a réitéré sa volonté de « renforcer le dialogue social au plus près du terrain ».

Elle a ainsi annoncé avoir « demandé une mission » à Jean-Dominique Simonpoli, « ancien syndicaliste » et directeur général de l’association Dialogues, et à Gilles Gateau, DRH d’Air France, « connu pour sa capacité à dialoguer », afin de « mettre en oeuvre dix mesures » destinées à « accompagner les ordonnances pour aider les syndicats à se développer ».

Il faut chez les représentants syndicaux « des personnes qui soient armées, qui soient formées, et qui aient confiance » dans la possibilité d' »avoir une carrière », a-t-elle expliqué.

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